Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses capacités
Design : look costaud, pratique mais pas discret
Batterie et autonomie : très correcte, mais 12h de charge c’est long
Confort : suspensions efficaces, mais le poids se fait sentir
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais ce n’est pas indestructible
Performances : ça pousse bien, surtout pour les gros gabarits
Présentation : une fiche technique qui donne envie, avec quelques nuances
Points Forts
- Grosse autonomie réelle (50–60 km en usage mixte pour un adulte lourd, plus en mode éco)
- Confort de roulage grâce aux suspensions et aux pneus 10 pouces tout-terrain
- Puissance suffisante pour les gros gabarits et les trajets avec côtes
Points Faibles
- Poids élevé (27,5 kg) qui la rend pénible à porter ou manipuler hors roulage
- Temps de charge long (environ 12 heures) et batterie non amovible
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | JOYOR |
Une trottinette pensée pour rouler loin (et pas juste pour aller chercher le pain)
J’utilise la JOYOR S8-Z depuis plusieurs semaines pour mes trajets boulot + quelques balades le week-end. Pour situer le contexte : je fais un peu plus de 90 kg, j’ai quelques côtes bien relou sur mon trajet, et je cherchais une trottinette qui tienne vraiment la distance, pas un jouet de 15 kg avec 15 km d’autonomie. Sur le papier, la S8-Z coche pas mal de cases : moteur 600W, grosse batterie 48V 26Ah, pneus tout-terrain de 10 pouces, suspensions avant/arrière, et un poids max annoncé de 150 kg.
Concrètement, je l’ai utilisée en mode “vrai véhicule du quotidien” : trajet domicile-travail d’environ 15 km aller, plus les courses, plus quelques détours juste pour tester la bête sur des chemins un peu pourris. Je ne l’ai pas ménagée : pavés, nids de poule, pentes à 10–12 %, pluie légère, freinages un peu violents parfois. L’idée c’était de voir si ça tient la route pour un usage sérieux, pas juste pour tourner autour du pâté de maisons.
Ce qui ressort rapidement, c’est que la trottinette est plutôt orientée confort et autonomie, pas vraiment petit engin compact qu’on plie et qu’on porte partout. Elle est lourde (27,5 kg, on les sent bien), assez volumineuse, mais en échange on gagne en stabilité, en sensation de sécurité et en endurance. Pour quelqu’un qui veut remplacer une partie de ses trajets en voiture ou en transports, ça commence à être cohérent.
Par contre, c’est pas parfait. Il y a des limites : temps de charge long, poids bien pénible dans les escaliers, et quelques détails de finition qui rappellent qu’on n’est pas sur du très haut de gamme non plus. Globalement, j’ai bien aimé l’expérience, mais il faut savoir dans quoi on s’embarque : c’est une trottinette pour rouler, pas pour trimballer sous le bras.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses capacités
En termes de rapport qualité-prix, la JOYOR S8-Z se place dans une zone un peu spécifique : plus chère et plus lourde que les petites trottinettes de ville, mais moins chère que les gros monstres à double moteur et 40+ kg. Pour ce que tu payes, tu as une vraie autonomie, un moteur qui tient la route même pour les gros gabarits, des suspensions efficaces et une construction globalement solide. Si tu cherches un engin pour faire 20–30 km par jour, c’est cohérent.
Là où le rapport qualité-prix devient vraiment bon, c’est si tu remplaces une partie de tes trajets en voiture ou en transports. À ce moment-là, la trottinette arrête d’être un gadget et devient un vrai moyen de transport. Dans ce cas, l’investissement se justifie clairement, surtout avec la batterie 26Ah qui évite de la charger tous les jours. Pour quelqu’un qui pèse plus de 80–90 kg, c’est aussi plus intéressant qu’une trottinette d’entrée de gamme qui va galérer dans les côtes et perdre la moitié de son autonomie dès qu’on la charge un peu.
Par contre, si tu veux juste une trottinette pour des petits trajets occasionnels de 3–5 km, là, sincèrement, c’est trop. Trop lourde, trop puissante, trop chère pour cet usage. Une trottinette plus simple et plus légère fera l’affaire pour moins cher. Idem si tu dois la monter tous les jours au 4e étage sans ascenseur : tu vas vite regretter les 27,5 kg, même si le reste est très correct.
En résumé, le rapport qualité-prix est bon pour quelqu’un qui a un vrai usage régulier, avec des distances un peu longues et/ou un gabarit costaud. Pour un usage occasionnel ou pour quelqu’un qui veut surtout de la compacité et de la légèreté, ce n’est pas le bon choix. Il faut être honnête : c’est un outil, pas un gadget. Si tu l’utilises vraiment, tu en auras pour ton argent. Si tu la sors une fois par semaine pour faire 2 km, tu peux clairement trouver plus simple et moins cher.
Design : look costaud, pratique mais pas discret
Niveau design, la JOYOR S8-Z joue clairement la carte du gros jouet pour adulte. Toute noire, avec un deck bien large et des suspensions bien visibles, elle ne cherche pas à être fine ou minimaliste. Perso, j’aime bien ce côté massif, ça donne un sentiment de solidité. Par contre, si on veut quelque chose de discret pour passer inaperçu, c’est raté : on vous regarde passer, surtout avec les pneus tout-terrain qui font un peu "mini moto".
Le deck est large, et ça c’est un gros point positif. On peut mettre les deux pieds à l’aise, même pour les grands gabarits. Pour moi qui ai de grands pieds, ça change tout en termes de confort sur les trajets de plus de 20 minutes. La garde au sol est assez haute, ce qui est pratique pour les trottoirs, les dos-d’âne un peu violents ou les chemins. Le revers, c’est qu’on est un peu plus haut, donc les gens qui n’aiment pas la sensation de hauteur peuvent être un peu surpris au début.
Le guidon réglable en hauteur est un bon point aussi. J’ai pu l’ajuster pour ma taille (un peu plus d’1m80) sans me casser le dos. Les poignées sont antidérapantes, assez épaisses, et tiennent bien en main. Rien de fou, mais ça fait le job. Les câbles sont visibles, pas cachés dans le cadre comme sur certains modèles plus haut de gamme, mais ça reste propre et fonctionnel. On n’est pas sur du design premium, plutôt sur du pratique.
Le système de pliage est correct mais pas ultra compact. La trottinette se plie, oui, mais ça reste un gros bloc de presque 30 kg. Pour monter quelques marches, ça passe, mais pour la porter régulièrement dans un immeuble sans ascenseur, c’est vite pénible. En résumé, le design est pensé pour la route et la stabilité, pas pour le transport à la main. Si tu cherches un truc stylé, sobre et facile à ranger sous un bureau, il y a plus adapté. Si tu veux un truc qui a l’air solide et qui assume son côté "gros engin", tu seras servi.
Batterie et autonomie : très correcte, mais 12h de charge c’est long
La batterie, c’est un des gros arguments de cette JOYOR S8-Z : 48V 26Ah, avec une autonomie annoncée entre 75 et 90 km. En conditions réelles, on n’atteint pas ces chiffres si on est lourd, qu’on roule vite et qu’on a des montées. Dans mon cas (un peu plus de 90 kg, trajets mixtes ville + quelques côtes, mode plutôt nerveux), je tourne autour de 50–60 km avant de vraiment commencer à stresser sur le niveau restant. En roulant plus soft, en mode éco et sur du plat, on peut clairement gratter plus.
Concrètement, ça permet de faire plusieurs jours de trajet domicile-travail sans recharger si tu fais 10–15 km par jour. Perso je préfère recharger plus souvent pour ne pas descendre trop bas, mais c’est rassurant de savoir que si tu oublies une charge, tu n’es pas planté le lendemain. Pour ceux qui font de longues balades le week-end, c’est aussi agréable de ne pas devoir surveiller la batterie toutes les 10 minutes.
Le gros point faible, c’est le temps de charge annoncé à environ 12 heures. Et oui, on est vraiment dans ces eaux-là. Donc il faut s’organiser : charge de nuit presque obligatoire, ou charge au boulot si c’est possible. Pour certains, ce sera un détail, pour d’autres, ça peut être un vrai frein. On n’est pas sur une batterie amovible, donc impossible de la monter chez soi si tu la laisses dans un garage sans prise.
Le niveau de batterie sur l’afficheur reste assez basique : ça donne une bonne idée générale, mais comme souvent, ça descend plus vite sur la fin et les barres ne sont pas ultra précises. Il faut apprendre à connaître la bête pour estimer ce qu’il te reste vraiment selon ta façon de rouler. Globalement, l’autonomie est un gros plus, surtout comparé à des modèles plus légers qui plafonnent à 20–30 km. Mais en échange, tu payes en poids et en temps de charge. À toi de voir ce qui compte le plus pour ton usage.
Confort : suspensions efficaces, mais le poids se fait sentir
Sur le confort, c’est clairement un des points forts de cette JOYOR S8-Z. Les double suspensions avant et arrière font vraiment la différence par rapport aux petites trottinettes classiques. Sur les pavés, les joints de trottoir, les routes abîmées, ça filtre bien les chocs. On sent encore les défauts de la route, mais ça ne tape pas dans les poignets ou dans les genoux comme sur les modèles sans suspension ou avec un simple petit ressort décoratif. Pour des trajets de 30–40 minutes, c’est franchement appréciable.
Les pneus 10 pouces tout-terrain participent aussi beaucoup au confort. Ils sont plus larges que la moyenne, et avec la chambre à air ça absorbe un peu plus. J’ai roulé sur des chemins en terre, un peu de gravier, des routes mouillées : ça reste stable, on ne se sent pas en permanence sur le point de glisser. Par contre, il faut surveiller la pression des pneus pour éviter les crevaisons, comme sur tous les pneus gonflables. Mais honnêtement, le compromis confort/adhérence est bon.
Le deck large permet de bien changer la position des pieds et de ne pas rester coincé dans une seule posture. Sur un long trajet, je change souvent de position (un pied devant, un pied de côté, etc.), et là on a la place de le faire. Pour le dos, ça aide aussi, surtout avec le guidon réglable. Je ne suis pas rentré chez moi avec les lombaires explosées, ce qui m’est déjà arrivé avec des modèles plus petits.
Là où ça se complique, c’est sur le poids. Les 27,5 kg se sentent dès qu’il faut manœuvrer à la main : monter un trottoir en marche arrière, la pousser dans un couloir, la mettre dans un coffre de voiture… ce n’est pas une plume. Pour rouler, le poids donne une bonne stabilité, on ne se fait pas balader au moindre trou. Mais pour le quotidien si tu dois régulièrement la porter, ça peut vite te saouler. En bref : niveau confort de roulage, c’est très correct pour le prix. Niveau confort de transport à la main, c’est clairement pas son point fort.
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais ce n’est pas indestructible
Niveau solidité, la première impression est plutôt bonne. Le cadre en aluminium est massif, rien ne bouge ni ne grince au bout de quelques semaines d’utilisation quotidienne. Le système de pliage ne m’a pas donné de jeu particulier pour l’instant, ce qui est souvent le point faible sur ce genre de produits. Le deck ne fléchit pas, même avec un poids proche des 100 kg. On sent que la trottinette est pensée pour encaisser des gabarits lourds et des routes pas parfaites.
Les pneus tout-terrain de 10 pouces semblent corrects en résistance, mais comme ce sont des pneus avec chambre à air, il faudra accepter le risque de crevaison un jour ou l’autre. C’est le jeu avec ce type de confort. L’avantage, c’est que ce sont des formats assez standards, donc on peut trouver des chambres à air de remplacement. La marque annonce une disponibilité de pièces détachées sur 5 ans, ce qui est rassurant si tu comptes garder la trottinette un bon moment.
Par contre, quelques détails de finition rappellent qu’on n’est pas sur un modèle très haut de gamme : certains câbles sont un peu exposés, la peinture peut marquer si tu la cognes souvent contre des murs, et les vis méritent un petit check de temps en temps pour s’assurer que tout reste bien serré (classique sur les trottinettes puissantes). Rien de dramatique, mais il faut un minimum d’entretien et ne pas la considérer comme un truc que tu maltraites sans jamais vérifier.
Pour la fiabilité électronique, difficile de juger sur seulement quelques semaines, mais je n’ai pas eu de coupures, pas d’erreur d’affichage, pas de souci de charge. La garantie 1 an et le service après-vente en Europe sont un plus, surtout pour ce type de produit où un contrôleur ou un écran qui lâche, ça arrive. En résumé : ça a l’air solide et sérieux pour le prix, mais il faudra l’entretenir un minimum (pression des pneus, serrage, nettoyage léger) si tu veux qu’elle tienne sur la durée.
Performances : ça pousse bien, surtout pour les gros gabarits
Sur les performances, la JOYOR S8-Z est plutôt convaincante, surtout avec un moteur "seulement" annoncé à 600W. En pratique, l’accélération est franche sans être violente au point de te catapulter en arrière. Pour mon poids (un peu plus de 90 kg), le départ au feu est largement suffisant pour suivre le flux urbain, voire le dépasser un peu quand les voitures démarrent tranquille. On sent qu’il y a du couple, surtout en mode de puissance élevé.
Sur les côtes, c’est là que je l’attendais le plus. J’ai quelques montées autour de 10–12 % sur mon trajet, et elle les monte sans s’écrouler, même si la vitesse baisse un peu. On n’est pas sur une fusée, mais ça grimpe sans que le moteur donne l’impression de souffrir. Les 30° de pente annoncés par le constructeur, faut pas rêver, c’est du marketing. Mais pour un usage normal en ville avec quelques bonnes montées, ça tient largement la route pour un gros gabarit.
Niveau vitesse, je ne vais pas donner de chiffres précis parce que ça dépend des réglages et des lois locales, mais disons que ça dépasse largement ce qui est autorisé sur piste cyclable si on débride. Donc à gérer avec responsabilité. En mode bridé, on reste dans quelque chose de cohérent et sécurisant. L’important à retenir : tu ne te traînes pas, même chargé.
La stabilité à haute vitesse est correcte grâce au poids et aux pneus larges. On ne se sent pas flottant, même sur des routes un peu abîmées. Les freins à disque avant/arrière font le boulot : ça freine fort si on serre bien, mais il faut un petit temps d’adaptation pour doser et éviter le blocage, surtout à l’avant. Globalement, pour le prix et la catégorie, les performances sont franchement pas mal, surtout si tu fais plus de 80 kg. Si tu es très léger, tu auras encore plus de marge en accélération et en montée.
Présentation : une fiche technique qui donne envie, avec quelques nuances
Sur le papier, la JOYOR S8-Z a un profil assez sérieux. On est sur un moteur de 600W (et non pas 2000W comme on peut le lire parfois sur certaines variantes de la gamme), avec une batterie de 48V 26Ah. Le constructeur annonce 75 à 90 km d’autonomie, une vitesse qui dépasse sans problème les 25 km/h (à réguler selon la législation locale), et une capacité de charge jusqu’à 150 kg. Les roues font 10 pouces, en pneus gonflables tout-terrain, avec double suspension et freins à disque avant/arrière.
Niveau équipement, on retrouve les basiques : éclairage avant, feu stop arrière, affichage numérique avec vitesse, niveau de batterie et modes de conduite, guidon réglable en hauteur, et un système de pliage. Elle est annoncée à 27,5 kg, ce qui est cohérent une fois qu’on la soulève : c’est clairement pas une trottinette “urbain léger”, c’est plutôt un engin typé semi-sportif / utilitaire.
En vrai, quand on la déballe, on sent que c’est pensé pour un usage un peu plus sérieux que les trottinettes d’entrée de gamme à 300–400 €. Le deck est large, le châssis en aluminium a l’air solide, les suspensions sont bien visibles (et pas juste un petit ressort décoratif), et l’ensemble donne une impression de produit qui va encaisser les kilomètres. Par contre, il faut accepter que ça prend de la place, que ce soit dans un coffre de voiture ou dans un couloir.
Pour résumer la présentation : c’est une trottinette faite pour ceux qui veulent faire de vrais trajets quotidiens, qui pèsent un peu lourd, ou qui veulent rouler sur des routes pas parfaites. Si on cherche juste un petit truc léger pour finir 2 km de trajet après le métro, c’est clairement trop gros et trop lourd. Mais si on veut un engin qui remplace un scooter sur des distances raisonnables, on est dans le bon délire.
Points Forts
- Grosse autonomie réelle (50–60 km en usage mixte pour un adulte lourd, plus en mode éco)
- Confort de roulage grâce aux suspensions et aux pneus 10 pouces tout-terrain
- Puissance suffisante pour les gros gabarits et les trajets avec côtes
Points Faibles
- Poids élevé (27,5 kg) qui la rend pénible à porter ou manipuler hors roulage
- Temps de charge long (environ 12 heures) et batterie non amovible
Conclusion
Note de la rédaction
La JOYOR S8-Z, c’est une trottinette pour ceux qui veulent un vrai moyen de transport, pas juste un jouet. Elle est puissante juste comme il faut pour un adulte, elle encaisse bien les gros gabarits, les côtes et les routes pas parfaites, et sa grosse batterie permet de faire de vrais trajets sans surveiller l’autonomie toutes les 5 minutes. Le confort est bon grâce aux suspensions et aux pneus tout-terrain, et la construction inspire plutôt confiance. On sent que c’est fait pour rouler souvent.
En face, il faut accepter ses défauts : 27,5 kg, un gabarit imposant, un temps de charge long, et une portabilité franchement moyenne. Ce n’est pas la trottinette que tu portes facilement dans les escaliers ou que tu glisses discrètement sous un bureau. C’est un engin qui remplace plus un scooter qu’un vélo pliant. Pour quelqu’un qui a un trajet quotidien de 10–20 km, éventuellement avec des côtes, et qui peut la stocker et la charger facilement, c’est un bon choix. Pour quelqu’un qui veut juste faire 2 km après le RER, clairement il y a plus simple.
En résumé : si tu cherches une trottinette costaud, confortable et endurante, que tu assumes le poids et le volume, la JOYOR S8-Z offre un bon rapport qualité-prix. Si ton critère numéro un, c’est la légèreté ou la compacité, passe ton chemin et vise un modèle plus urbain et moins lourd.