Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : ça pique, mais ça peut se rentabiliser
Design et prise en main : compact, mais pas un gadget de poche
Batterie et usage au quotidien : correct, mais pas infini
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais ce n’est pas un tank
Performances et stabilité : ça tient la route, surtout en 5G
Présentation : ce que fait vraiment ce Nighthawk M3
Points Forts
- Très bonnes performances 4G/5G et WiFi 6, stable avec plusieurs appareils
- Peut vraiment remplacer une box Internet dans certains cas (résidence secondaire, camping-car, backup)
- Utilisation flexible : sur batterie en mobilité ou branché en continu sans batterie
Points Faibles
- Prix élevé pour un routeur qui ne fait que de la data
- Pas adapté aux usages très occasionnels, overkill si tu as juste besoin d’un petit hotspot de temps en temps
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Netgear |
| Numéro du modèle de l'article | MH3150-100EUS |
| séries | MH3150-100EUS |
| Couleur | Noir |
| Garantie constructeur | 2 ans |
| Système d'exploitation | Netgear OS |
| Type de technologie sans fil | 802.11ax |
| Type de connecteur | Bluetooth, Wi-Fi |
Un routeur 5G qui veut remplacer ta box Internet
Je vais être direct : j’ai pris ce Netgear Nighthawk M3 parce que j’en avais marre d’une ADSL/fibre bancale dans une résidence secondaire, et aussi pour avoir une solution propre en déplacement. L’idée, c’est simple : tu mets une SIM 4G/5G dedans, et ça devient ta box Internet portable. Pas besoin d’installation, pas de technicien, juste un forfait data correct. Je l’ai utilisé à la maison, en déplacement pro, et un peu comme backup quand ma box principale a lâché.
Sur le papier, c’est assez costaud : 5G jusqu’à 2,5 Gbit/s, WiFi 6, jusqu’à 32 appareils connectés, batterie annoncée à une bonne journée, et possibilité de le laisser branché en mode routeur fixe. Concrètement, ce n’est pas un gadget de geek : ça vise clairement ceux qui veulent soit se passer de box, soit avoir un Internet sérieux en mobilité (camping-car, résidence secondaire, coworking improvisé, etc.).
J’avais déjà testé des petits hotspots 4G d’opérateur avant, et franchement, ça faisait le job pour du dépannage, mais pas pour bosser sérieusement ni pour du streaming à plusieurs. Là, on est sur un autre niveau : ça ressemble plus à une vraie box compacte qu’à un petit jouet de poche. Par contre, ça se paye, et pas qu’un peu. Le prix, c’est clairement le sujet qui pique le plus.
Dans ce test, je vais rester simple : je ne vais pas te réciter la fiche technique, mais expliquer ce que ça donne en vrai sur le terrain : mise en route, débit réel, stabilité, batterie, et surtout si ça vaut le prix par rapport à un partage de connexion avec ton téléphone ou un petit routeur 4G à 100–150 €. Autant le dire tout de suite : ce n’est pas parfait, mais ça fait clairement partie des solutions sérieuses si tu veux vivre 100 % en data mobile.
Rapport qualité-prix : ça pique, mais ça peut se rentabiliser
On ne va pas tourner autour du pot : le prix du Nighthawk M3 est élevé pour « juste » un routeur mobile. On parle d’un appareil qui se rapproche plus des 500–600 € que des 100–150 € des petits hotspots 4G d’opérateur. Et forcément, ça fait réfléchir, surtout quand on sait qu’à ce tarif tu peux acheter un smartphone milieu de gamme qui fait aussi modem. Donc la vraie question, ce n’est pas « est-ce que c’est bien ? », mais plutôt « est-ce que ça vaut le coup pour ton usage ? ».
Dans certains cas, oui, clairement, ça peut se rentabiliser. L’exemple typique, c’est celui d’un utilisateur qui a remplacé une offre fibre + box TV + gros forfaits mobiles par plusieurs forfaits data 5G pas chers (type RED, B&You, etc.) et deux routeurs Netgear. Résultat : plus de 100 € d’économies par mois, soit plus de 1 200 € par an. Dans ce genre de configuration, le prix du routeur s’amortit assez vite, et derrière tu es plus libre de changer d’opérateur, de bouger, etc. Là, ça commence à avoir du sens.
Par contre, si tu veux juste un backup occasionnel quand ta box tombe une fois tous les 6 mois, ou un peu de WiFi dans le train de temps en temps, c’est clairement trop cher. Un partage de connexion avec ton téléphone ou un petit routeur 4G à 100 € fera largement l’affaire. Le Nighthawk M3 devient intéressant si :
- tu n’as pas (ou plus) envie d’avoir une box fixe classique,
- tu as une résidence secondaire ou un camping-car que tu utilises souvent,
- tu bosses régulièrement en déplacement et tu as besoin d’un WiFi stable pour plusieurs appareils,
- tu es prêt à optimiser tes forfaits mobiles pour réduire la facture globale.
Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est bon si tu exploites vraiment le produit (usage intensif, plusieurs appareils, remplacement de box), mais moyen si tu le prends juste « au cas où ». Il ne faut pas se mentir : on paie la marque, la techno 5G/WiFi 6, et la liberté de s’affranchir d’un abonnement box. Si tu n’as pas ce besoin, tu peux trouver moins cher ailleurs, même chez Netgear avec des modèles plus anciens en 4G.
Design et prise en main : compact, mais pas un gadget de poche
Niveau design, le Nighthawk M3 reste assez sobre : un boîtier noir d’environ 10,5 x 10,5 x 2,1 cm pour 260 g. En main, ça fait un peu « gros galet » ou mini-box, plus qu’un petit domino 4G d’opérateur. Tu peux le mettre dans un sac sans souci, dans une grande poche de veste ça passe, mais dans un jean slim, tu vas vite arrêter. Pour moi, ce n’est pas un truc que tu gardes tout le temps sur toi, c’est plutôt un appareil que tu poses sur une table, un bureau, ou dans le camping-car.
Sur le dessus, tu as l’écran couleur 2,4" avec quelques infos : réseau, barres de signal, data consommée, nombre d’appareils connectés, batterie. Ce n’est pas tactile, donc on navigue avec les boutons physiques sur les côtés. Ce n’est pas ultra moderne, mais ça reste clair et pratique. Au moins, tu ne te bats pas avec un écran qui répond mal. Pour le paramétrage avancé, tu passes par l’appli Netgear ou l’interface web, et là tu peux vraiment tout régler (nom du WiFi, mot de passe, code PIN, limite data, etc.).
Les connectiques sont assez bien pensées : un port USB-C pour l’alimentation, un port Ethernet, et des connecteurs pour antenne externe (si tu veux booster la réception dans une zone mal couverte). La trappe arrière s’enlève pour accéder à la batterie et au slot SIM. Ça tient correctement, ça ne fait pas cheap. C’est du plastique, mais plutôt solide, pas le plastique brillant qui se raye au premier coup d’ongle.
En usage, ce que j’ai bien aimé, c’est le côté « je pose, j’allume, j’oublie ». Une fois configuré, tu n’y touches plus vraiment. L’écran sert surtout à jeter un œil à la conso data ou à voir si le réseau est stable. Par contre, si tu cherchais un truc ultra discret façon clé 4G, là ce n’est pas ça : ça se voit sur un bureau, et ce n’est pas le genre de produit que tu vas sortir toutes les 5 minutes en mobilité comme un smartphone.
Batterie et usage au quotidien : correct, mais pas infini
La batterie est un point important sur ce genre d’appareil, surtout si tu comptes l’utiliser comme hotspot nomade toute la journée. Netgear annonce jusqu’à 13 heures d’autonomie. En pratique, ça dépend énormément de ce que tu fais : nombre d’appareils connectés, qualité du réseau (plus le signal est mauvais, plus ça consomme), et si tu streams de la vidéo en continu ou juste du web léger.
Sur une journée de boulot classique, avec 1 PC + 1 smartphone connectés en permanence, quelques visios, du mail et du web, on tient globalement la journée de travail sans trop stresser, mais on n’est pas non plus sur 2 jours d’autonomie. Si tu commences à ajouter une TV qui stream toute la soirée, ou plusieurs appareils en même temps, tu vas plus être sur 8–10 heures réelles que 13. Ça reste correct pour un hotspot 5G/WiFi 6, mais il ne faut pas t’attendre à oublier le chargeur pendant tout un week-end.
Le bon point, c’est qu’il se recharge en USB-C (à partir de 15 W), donc tu peux réutiliser tes chargeurs de téléphone, de tablette ou de PC léger. Pas besoin d’un bloc propriétaire. Et surtout, tu peux retirer la batterie et le laisser branché en continu. Là, c’est très pratique si tu veux t’en servir comme box fixe dans une résidence secondaire ou comme solution de secours à la maison. Pas de batterie qui gonfle au bout de 2 ans parce qu’elle est tout le temps à 100 % branchée.
Un truc à savoir : contrairement à certains anciens modèles qui pouvaient faire un peu powerbank, ici ce n’est pas vraiment vendu comme un chargeur d’appoint, donc je ne l’utiliserais pas pour ça. Pour moi, la bonne approche, c’est de le voir comme un routeur qui peut être autonome une journée, mais qui est plus à l’aise branché dès que tu peux. Pour un nomade qui bouge entre plusieurs lieux avec des prises à dispo (bureaux, ERP, hôtels, camping-car), ça fonctionne bien. Pour quelqu’un qui veut du 100 % off-grid sans prise pendant 2 jours complets, ce ne sera pas suffisant sans batterie externe en plus.
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, mais ce n’est pas un tank
En main, le Nighthawk M3 donne une impression plutôt sérieuse. Le plastique est mat, ça ne grince pas, la trappe arrière tient bien, et les ports ne flottent pas. On sent que ce n’est pas un routeur jouet à 50 €. Je ne l’ai pas balancé par terre volontairement, mais il a survécu sans souci à quelques voyages dans un sac avec d’autres trucs (câbles, chargeurs, souris, etc.) sans coque ni protection spéciale.
Côté fiabilité, les retours utilisateurs sur la gamme Nighthawk vont dans le sens d’un produit qui tient la route dans le temps, surtout si tu le fais tourner en mode « box fixe » branché. Les gens qui l’utilisent comme connexion principale dans une résidence secondaire ou en camping-car le laissent tourner des heures et des heures sans reboot et sans chauffe excessive. On n’est pas sur un truc qui plante tous les deux jours. Le firmware Netgear est assez mature, même si ce n’est pas le plus sexy du monde.
Par contre, il faut rester réaliste : ce n’est pas un appareil durci. Pas de certification IP pour la poussière ou l’eau, pas de coque renforcée. Donc si tu comptes l’utiliser en extérieur souvent (chantier, terrasse exposée, pluie, sable), il faudra le protéger un minimum, voire le garder à l’intérieur et tirer un peu de WiFi depuis là. Idem pour la batterie : comme toutes les batteries lithium, au bout de quelques années, elle perdra forcément en capacité si tu l’utilises beaucoup en mode nomade.
Un petit bémol aussi : on n’a pas d’info claire sur la disponibilité des pièces détachées (batterie de rechange, par exemple). La garantie constructeur de 2 ans est là, mais si tu comptes le garder longtemps, c’est un point à garder en tête. Globalement, pour un usage normal (maison, déplacements, voiture, camping-car), ça tient bien. Juste, ce n’est pas un appareil à maltraiter comme un outil de chantier.
Performances et stabilité : ça tient la route, surtout en 5G
C’est là que ça devient intéressant. En conditions réelles, avec une bonne couverture 5G, on tourne sur des débits qui sont largement suffisants pour du télétravail, des visios, du streaming 4K et plusieurs appareils connectés en même temps. Typiquement, certains utilisateurs parlent de 400–450 Mb/s en download sans antenne externe, avec un relais à quelques centaines de mètres. De mon côté, en 4G+ dans une zone moyenne, j’étais plus autour de 70–150 Mb/s en download et 20–40 Mb/s en upload, ce qui est déjà largement mieux que pas mal d’ADSL.
Le gros point positif, c’est la stabilité. Là où un partage de connexion avec un téléphone commence vite à chauffer, à brider, ou à couper le WiFi au moindre appel, le M3 reste beaucoup plus constant. J’ai pu laisser 6–8 appareils connectés (PC, tablette, smartphone, TV, console) sans que ça parte en vrille. Le WiFi 6 aide clairement pour gérer plusieurs connexions à la fois, et même si on n’exploite pas toute la techno, on sent que ça tient mieux que les vieux hotspots 4G.
En usage pro, typiquement une nuit de garde comme décrit dans un avis Amazon (PC + tablette + smartphone connectés en continu, visio ponctuelle, navigation web, mails), le routeur ne bronche pas. Pas de micro-coupures gênantes, pas de gros lag, et surtout, ça ne flingue pas la batterie de ton téléphone puisque c’est lui qui prend tout. Pour du streaming TV via les applis (Netflix, Molotov, Prime), ça passe bien tant que le réseau mobile suit. Les seules limites que j’ai vues viennent plus de l’opérateur et de la couverture que du routeur lui-même.
Par contre, il ne faut pas rêver : les 2,5 Gbit/s annoncés, tu ne les verras quasiment jamais. C’est du théorique. Si tu tapes déjà 300–500 Mb/s en 5G stable, c’est très bien. Autre point : en zone mal couverte, le routeur fait ce qu’il peut, mais il ne fait pas de miracle. Là, l’antenne externe optionnelle peut aider, mais c’est un coût en plus, et il faut accepter d’avoir un peu de câblage. Globalement, niveau perf, c’est franchement solide pour un routeur mobile, mais tout dépendra du réseau là où tu es.
Présentation : ce que fait vraiment ce Nighthawk M3
Le Nighthawk M3, en gros, c’est un routeur 5G/WiFi 6 avec une batterie intégrée. Tu mets une carte nano SIM dedans, tu l’allumes, et tu as un réseau WiFi perso partout où tu captes la 4G ou la 5G. Il est débloqué, donc tu peux mettre une SIM de n’importe quel opérateur (en France ou à l’étranger), changer de forfait quand tu veux, et même jongler entre plusieurs cartes SIM si tu voyages souvent ou si tu veux séparer perso/pro.
Sur la partie technique, on reste dans le concret : modem Snapdragon X62, 5G jusqu’à 2,5 Gbit/s théoriques (en vrai tu verras beaucoup moins, mais c’est normal), WiFi 6 AX3600, double bande 2,4 GHz + 5 GHz, jusqu’à 32 appareils connectés. Il y a aussi un petit écran LCD couleur de 2,4 pouces qui sert surtout à voir l’état du réseau, le WiFi, la conso data, les SMS, etc. Ce n’est pas un écran pour jouer, hein, juste pour piloter le minimum sans passer par l’appli.
Tu peux l’utiliser de deux façons : soit en mode pur « hotspot portable » avec la batterie, soit en mode « pseudo box Internet » branché en USB-C sur secteur, batterie retirée. Branché, il couvre jusqu’à environ 90 m² en WiFi, donc un petit appart ou un étage de maison, ça passe. Il y a aussi un port Ethernet pour brancher un appareil filaire (PC fixe, box TV, switch, etc.), et la possibilité d’ajouter une antenne externe pour améliorer la réception dans les zones un peu paumées.
Ce qui ressort surtout, c’est la polyvalence : ça peut servir de connexion principale dans une résidence secondaire, de backup quand ta fibre tombe, de solution Internet pour un camping-car, ou juste d’alternative au WiFi public en déplacement. Par contre, il ne fait que data : pas d’appels téléphoniques classiques, pas de VoIP intégrée façon box, donc si tu cherches un téléphone fixe, ce n’est pas le bon produit. En résumé, c’est un routeur mobile assez complet, mais ciblé : il faut avoir un vrai besoin data pour le rentabiliser.
Points Forts
- Très bonnes performances 4G/5G et WiFi 6, stable avec plusieurs appareils
- Peut vraiment remplacer une box Internet dans certains cas (résidence secondaire, camping-car, backup)
- Utilisation flexible : sur batterie en mobilité ou branché en continu sans batterie
Points Faibles
- Prix élevé pour un routeur qui ne fait que de la data
- Pas adapté aux usages très occasionnels, overkill si tu as juste besoin d’un petit hotspot de temps en temps
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Netgear Nighthawk M3 5G est un routeur mobile sérieux, pensé pour ceux qui veulent une vraie alternative à une box Internet classique ou une solution solide en mobilité. Niveau performances, ça fait le job : bons débits en 4G/5G, WiFi 6 stable, gestion de plusieurs appareils sans s’écrouler, et possibilité de le laisser branché comme une box fixe. La batterie tient une vraie journée si tu ne le massacres pas, et le fait de pouvoir l’utiliser sans batterie en mode branché est un gros plus pour la durée de vie.
Ce n’est pas parfait non plus : le prix est clairement élevé, il ne résout pas les problèmes de mauvaise couverture réseau (il améliore un peu, mais ne fait pas de miracle), et pour un usage très occasionnel, c’est overkill. Si tu as déjà une bonne box fibre et que tu veux juste un peu de data en déplacement de temps en temps, tu peux t’en sortir pour bien moins cher avec un partage de connexion ou un petit hotspot 4G.
Pour moi, ce routeur s’adresse surtout à trois profils : ceux qui veulent remplacer une connexion fixe bancale par de la 4G/5G, ceux qui ont une résidence secondaire ou un camping-car et qui y passent du temps, et les pros/nomades qui ont besoin d’un WiFi stable pour bosser à plusieurs appareils sans flinguer leur téléphone. Si tu te reconnais là-dedans et que tu es prêt à investir, le Nighthawk M3 est un bon choix. Si tu cherches juste un petit dépannage pas cher, passe ton chemin, il y a plus simple et moins coûteux.