Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu exploites les fonctions
Design : compact, sérieux, mais pas pensé pour la poche de jean
Alimentation et mobilité : pas de batterie intégrée, à savoir avant d’acheter
Solidité et fiabilité : ça tient le choc, mais attention à la chaleur
Performances : Wi-Fi 7 qui tient bien, VPN rapide mais pas magique
Présentation : ce que propose vraiment le Slate 7
Efficacité au quotidien : VPN, AdGuard et gestion du Wi-Fi public
Points Forts
- Excellente gestion du VPN (OpenVPN et WireGuard) avec bons débits pour un routeur de voyage
- Écran tactile vraiment pratique pour activer/désactiver VPN et AdGuard, et voir l’état du réseau
- Format compact, double port 2,5 GbE et AdGuard/WPA3/DoH intégrés pour une bonne sécurité en déplacement
Points Faibles
- Pas de batterie intégrée, nécessite toujours une prise ou une powerbank
- Interface et fonctions un peu trop techniques pour quelqu’un qui veut juste du Wi-Fi basique
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | GL.iNet |
| Numéro du modèle de l'article | GL-BE3600 |
| séries | GL-BE3600 |
| Couleur | gris |
| Garantie constructeur | 2 Years |
| Système d'exploitation | OpenWRT |
| Type de connectivité | Wi-Fi |
| Type de technologie sans fil | 802.11.be, 802.11a, 802.11ax, 802.11b, 802.11g |
Un mini routeur pour arrêter de galérer sur le Wi-Fi d'hôtel
J’ai utilisé le GL.iNet GL-BE3600 Slate 7 pendant une bonne quinzaine de jours, entre télétravail à l’hôtel, Airbnb et partage de connexion 4G. L’idée de base : arrêter de me reconnecter à chaque appareil sur les portails captifs pourris des hôtels, garder mon VPN toujours actif, et ne plus me prendre la tête avec la sécurité sur les Wi-Fi publics. Sur le papier, ce petit routeur fait tout ça : Wi-Fi 7, VPN OpenVPN/WireGuard, AdGuard, écran tactile, double 2,5 GbE. Concrètement, je voulais juste un truc qui marche, qui ne me lâche pas en visio, et que je n’ai pas besoin de reconfigurer tous les soirs.
Je précise le contexte : avant ça, j’utilisais un simple routeur de voyage Wi-Fi 5, sans écran, avec une interface pas super claire. Ça faisait le job pour partager une connexion, mais dès qu’il fallait gérer un VPN, un portail captif un peu tordu ou plusieurs appareils, ça devenait vite pénible. Là, avec le Slate 7, j’attendais clairement un niveau au-dessus, surtout vu le prix et tout ce qui est promis sur la fiche Amazon. Je ne cherchais pas un jouet geek à tweaker pendant des heures, mais un outil de travail fiable en déplacement.
Sur ces deux semaines, je l’ai utilisé dans plusieurs cas concrets : connecté en répétiteur sur le Wi-Fi d’un hôtel (avec portail captif), branché en Ethernet dans un Airbnb, et en mode partage de connexion USB sur mon téléphone. J’ai aussi testé le VPN en continu (WireGuard), l’AdGuard Home pour filtrer un peu les pubs, et quelques réglages dans l’interface OpenWRT pour voir jusqu’où on peut aller sans être ingénieur réseau. Ça m’a permis de voir où il est solide et où ça commence à coincer.
Globalement, ça fait sérieux et ça tient la route, mais ce n’est pas magique non plus. Il y a des points vraiment pratiques, surtout l’écran tactile et la gestion du VPN, et quelques trucs un peu agaçants si tu n’aimes pas passer du temps dans les menus. Dans ce test, je vais rester terre à terre : ce qui marche bien, ce qui m’a un peu saoulé, et pour quel type d’utilisateur ce Slate 7 a du sens. Si tu veux un avis sans langue de bois de quelqu’un qui l’a vraiment trimballé dans son sac, tu es au bon endroit.
Rapport qualité-prix : pas donné, mais cohérent si tu exploites les fonctions
Niveau tarif, le Slate 7 se place clairement dans la catégorie routeur de voyage haut de gamme. Ce n’est pas le petit routeur Wi-Fi 5 à 40–50 € qu’on trouve partout. Tu payes pour plusieurs choses : Wi-Fi 7, double port 2,5 GbE, écran tactile, VPN client + serveur, AdGuard intégré, et tout l’écosystème GL.iNet/OpenWRT derrière. Si tu as un usage assez basique (juste partager une connexion de temps en temps sans VPN), honnêtement, tu peux trouver moins cher qui fera le job. Là, ça a du sens si tu exploites vraiment la partie VPN, sécurité et multi-usage.
Comparé à d’autres routeurs de voyage GL.iNet plus anciens (type AR750, Slate AX, etc.), le Slate 7 est plus cher mais aussi plus complet. Le VPN en cascade et les débits VPN plus élevés, plus l’écran tactile, ça justifie une partie de l’écart. Par contre, si tu n’utilises jamais le serveur VPN et que tu te fiches du Wi-Fi 7, tu peux clairement économiser en prenant un modèle inférieur. En gros, ce modèle s’adresse plutôt à ceux qui font beaucoup de télétravail en déplacement, aux geeks qui veulent un petit routeur OpenWRT propre et puissant, ou aux pros qui ont besoin de se connecter à des ressources distantes en restant protégés.
Ce que j’apprécie dans le prix, c’est qu’il inclut quand même l’adaptateur multi-prises, un câble Ethernet, et une garantie de 2 ans. Ce n’est pas du luxe, mais au moins tu n’as pas la sensation de devoir tout acheter en plus. Le logiciel, lui, est complet dès le départ : pas de surcoût pour AdGuard ou autre, tu as juste à avoir ton abonnement VPN de ton côté.
Pour résumer, je dirais que le rapport qualité-prix est bon si tu sais pourquoi tu l’achètes. Si c’est juste pour avoir du Wi-Fi dans un Airbnb, c’est clairement surdimensionné. Si par contre tu veux un routeur de voyage fiable, avec un VPN rapide, une bonne sécurité, et que tu voyages souvent (hôtels, croisières, coworkings), là ça commence à devenir logique de mettre ce budget. Ce n’est pas l’affaire du siècle, mais ce n’est pas abusé non plus vu les fonctions proposées.
Design : compact, sérieux, mais pas pensé pour la poche de jean
Niveau design, le Slate 7 reste dans la lignée des autres routeurs GL.iNet : compact, sobre, boîtier gris. Il fait environ 13 x 8,9 x 3,3 cm, donc ça tient facilement dans un sac à dos ou une sacoche, mais dans une poche de jean, on oublie. Pour un routeur de voyage, je trouve la taille correcte : assez petit pour se faire oublier, assez gros pour pouvoir brancher des câbles Ethernet sans que tout se casse la figure au moindre mouvement. Le poids est raisonnable, tu ne le sens pas vraiment dans le sac à côté d’un chargeur d’ordi.
Le truc qui change des modèles précédents, c’est clairement l’écran tactile en façade. Visuellement, ça donne un côté un peu plus moderne qu’un simple boîtier avec des LEDs. L’écran affiche des icônes avec des couleurs différentes selon le type de connexion (Ethernet, répéteur, tethering USB, cellulaire si tu y branches un modem), et tu peux toucher pour activer/désactiver le VPN, AdGuard, ou voir le QR code pour le Wi-Fi. Au quotidien, je m’en suis servi surtout pour vérifier d’un coup d’œil si le VPN était bien actif et sur quel mode j’étais connecté à Internet.
Sur les côtés, tu as les deux ports 2,5 GbE, le port USB 3.0, l’alimentation et les boutons classiques. Tout est bien aligné, rien ne dépasse de façon bizarre. Par contre, si tu branches deux gros câbles Ethernet + un câble USB, ça commence à faire un peu “pieuvre” sur la table. Ce n’est pas un défaut du produit en soi, c’est juste le concept : un routeur avec câbles, ça ne sera jamais hyper discret. Il n’y a pas d’antenne externe, tout est interne, donc ça reste propre visuellement.
Globalement, j’aime bien le côté fonctionnel du design : pas tape-à-l’œil, mais tu sens que c’est pensé pour être trimballé. Après, ce n’est pas l’objet le plus sexy du monde, on est sur un bloc gris avec un petit écran. Si tu cherches un truc stylé à poser sur un bureau design, on n’est pas là-dessus. Mais pour un usage voyage / pro nomade, ça colle bien : discret, solide en main, et assez compact pour ne pas réfléchir à chaque fois que tu fais ton sac.
Alimentation et mobilité : pas de batterie intégrée, à savoir avant d’acheter
Point important : le Slate 7 n’a pas de batterie intégrée. Ce n’est pas un hotspot 4G/5G autonome, c’est un routeur qui a besoin d’être alimenté en permanence via son adaptateur secteur ou une source USB suffisamment costaud. En pratique, ça veut dire que dans un hôtel ou un Airbnb, aucun souci : tu le branches à une prise, tu le laisses posé, et tu n’y touches plus. Par contre, si tu imaginais l’utiliser dans un train ou un avion posé à côté de toi sans prise, il faudra prévoir une powerbank capable de sortir assez de jus.
Je l’ai testé branché sur un chargeur USB-C multiports et sur une batterie externe. Tant que la batterie est correcte, ça tient sans problème. La conso n’est pas énorme pour ce type d’appareil, mais ce n’est pas non plus un petit dongle passif. Si tu actives le Wi-Fi, le VPN, et que tu as plusieurs clients dessus, ça tire un peu plus. Je n’ai pas mesuré précisément en watts, mais sur une powerbank de 20 000 mAh, tu peux envisager plusieurs heures de fonctionnement sans trop stresser, ce qui est suffisant pour un trajet ou une session de travail nomade.
L’adaptateur fourni avec les prises US/EU/UK/AU est pratique si tu voyages souvent à l’étranger. Tu n’as pas besoin d’acheter un adaptateur universel en plus pour le routeur, ce qui est un petit point positif. Par contre, ça reste un bloc en plus à transporter, en plus de celui de ton laptop, de ton téléphone, etc. Perso, j’ai fini par le brancher directement sur un chargeur multiports que j’avais déjà, histoire de limiter le nombre de briques dans la valise.
En résumé, côté “autonomie”, ce n’est pas un routeur nomade sur batterie. C’est plutôt un mini routeur fixe que tu déplaces souvent. Si tu as toujours une prise à portée de main ou une bonne powerbank, ça va. Si tu voulais un truc vraiment tout-en-un avec modem + batterie pour l’utiliser dans la rue ou dans le train sans rien d’autre, ce n’est pas le bon produit. À garder en tête avant d’acheter, parce que c’est un point que beaucoup confondent avec les hotspots 4G/5G.
Solidité et fiabilité : ça tient le choc, mais attention à la chaleur
Après deux semaines à le trimballer dans un sac, posé un peu partout (bureau, lit d’hôtel, table basse, etc.), le Slate 7 donne une impression de solidité correcte. Le boîtier en plastique gris ne craque pas, les ports ne flottent pas, et l’écran n’a pas pris de rayures visibles dans mon cas, alors qu’il n’était pas toujours rangé dans une housse. On n’est pas sur un tank, mais pour un routeur de voyage, ça inspire confiance. Les adaptateurs secteur fournis sont aussi assez robustes, ça ne fait pas cheap qui va se fendre au bout de trois prises.
En usage prolongé, surtout avec VPN actif en continu et plusieurs appareils connectés, le routeur chauffe un peu, mais rien d’alarmant. Il devient tiède/chaud au toucher, comme beaucoup de routeurs compacts. Je ne l’ai pas vu throttler ou planter à cause de la température, même après plusieurs heures de visio + téléchargement en VPN. Par contre, je ne le collerais pas dans un petit compartiment fermé sans ventilation. Il vaut mieux le laisser respirer un minimum sur une surface dégagée.
Niveau stabilité logicielle, je n’ai pas eu de crash franc ni de redémarrage intempestif. Le Wi-Fi est resté stable, le VPN aussi. J’ai juste eu une fois un petit bug d’affichage sur l’écran tactile (icône figée), mais le routeur continuait à fonctionner normalement, et un simple redémarrage a réglé le souci. Rien de dramatique, mais à signaler. On est clairement sur un firmware plus mature que certains routeurs exotiques bas de gamme, surtout avec la base OpenWRT derrière.
Sur le long terme, difficile de juger après seulement deux semaines, mais connaissant la marque GL.iNet, ils ont l’habitude de proposer des mises à jour régulières. Là, le point un peu flou, c’est qu’Amazon ne donne pas d’info précise sur la durée de support logiciel garantie. Si tu comptes le garder plusieurs années, je te conseille de vérifier de temps en temps les mises à jour sur l’interface ou le site du fabricant. Mais globalement, entre la construction matérielle et la stabilité que j’ai vue, je n’ai pas de gros doute sur le fait qu’il puisse tenir un bon moment, à condition de ne pas le maltraiter.
Performances : Wi-Fi 7 qui tient bien, VPN rapide mais pas magique
Sur la partie performances, j’ai essayé de rester concret. Branché en Ethernet sur une fibre à 1 Gbps dans un Airbnb, en Wi-Fi local sans VPN, j’étais régulièrement entre 600 et 800 Mbps en 5 GHz sur un laptop récent compatible Wi-Fi 6, parfois un peu plus près du routeur. Donc on n’est pas au niveau théorique du Wi-Fi 7 annoncé (et c’est normal), mais largement suffisant pour du gros téléchargement, du cloud, du jeu en ligne, etc. En 2,4 GHz, comme d’habitude, c’est plus bas, mais pour de la domotique, des smartphones ou une tablette, ça fait largement le job.
Avec WireGuard activé vers un serveur bien dimensionné, je tournais plutôt entre 250 et 400 Mbps selon l’emplacement et la charge, ce qui colle à peu près aux chiffres annoncés (490 Mbps max sur leur doc, en conditions idéales). En OpenVPN, c’est plus limité, souvent entre 150 et 250 Mbps dans mes tests. Honnêtement, pour un routeur de voyage, c’est déjà très correct. Pour du télétravail avec visio, gros fichiers sur VPN, RDP, etc., je n’ai pas senti de vraie gêne, même avec plusieurs appareils connectés derrière.
En mode répéteur sur Wi-Fi d’hôtel (donc Wi-Fi public → Slate 7 → mes appareils), le débit dépend énormément du Wi-Fi source. Quand le Wi-Fi de l’hôtel était correct, je gardais facilement 80–150 Mbps stables, ce qui est déjà bien mieux que d’être connecté directement avec plusieurs appareils qui se battent sur le portail captif. Là, un seul appareil (le routeur) se connecte à l’hôtel, et tout le reste passe par lui. Le gros avantage, c’est moins le débit que la stabilité et le fait de ne plus se reconnecter en boucle.
En termes de latence, je n’ai pas vu de truc choquant. En local, c’est bas, en VPN ça monte un peu comme prévu, mais rien d’anormal. Pour du jeu en ligne occasionnel, ça passe, surtout si tu es câblé en Ethernet au Slate 7. Clairement, ce n’est pas un routeur gaming haut de gamme fixe, mais pour un boîtier de voyage, ça tient bien. Le point à garder en tête, c’est que les débits VPN annoncés sont des maximums en labo : dans la vraie vie, tu seras souvent un peu en dessous, mais ça reste largement utilisable pour la plupart des usages nomades.
Présentation : ce que propose vraiment le Slate 7
Concrètement, le GL.iNet GL-BE3600 Slate 7, c’est un petit routeur de voyage sous OpenWRT avec du Wi-Fi 7 double bande (2,4 GHz et 5 GHz), deux ports 2,5 GbE (un WAN, un LAN), un port USB 3.0 et un écran tactile en façade. Il est vendu avec plusieurs adaptateurs secteur (US, EU, UK, AU), donc tu peux le trimballer un peu partout sans te poser trop de questions sur la prise. Il tourne autour de vitesses théoriques de 688 Mbps en 2,4G et 2882 Mbps en 5G, mais ce qui m’intéressait surtout, c’est la promesse sur les VPN : jusqu’à environ 385 Mbps en OpenVPN et 490 Mbps en WireGuard, d’après la fiche.
Le gros point mis en avant, c’est la partie VPN client + serveur. Tu peux l’utiliser comme client pour que tous tes appareils passent par ton fournisseur VPN habituel, mais aussi comme serveur pour accéder à ton réseau domestique à distance. Sur le même appareil, il peut faire les deux en même temps (VPN en cascade). En pratique, ça veut dire que quand tu es à l’hôtel, tu peux : 1) te connecter à ton réseau de chez toi pour imprimer un truc ou accéder à un NAS, et 2) sortir sur Internet via un autre tunnel VPN pour garder une IP d’un pays précis. Ça, c’est plutôt rare sur des petits routeurs de voyage.
À côté de ça, tu as AdGuard Home préinstallé pour filtrer pubs et trackers au niveau DNS, la prise en charge de WPA3, DNS over HTTPS/TLS, et IPv6. Donc niveau sécurité, c’est plus costaud que la plupart des petits routeurs nomades basiques. L’écran tactile sert à activer/désactiver rapidement le VPN ou AdGuard, afficher un QR code pour se connecter au Wi-Fi, voir l’état des connexions (Ethernet, répéteur, tethering, etc.) et quelques infos de base comme le débit en temps réel.
Sur la partie logicielle, ça reste du GL.iNet basé sur OpenWRT, avec une interface simplifiée par-dessus. Si tu as déjà touché un routeur GL.iNet, tu ne seras pas perdu : tu retrouves le panneau de contrôle maison, les menus pour le VPN, les modes de connexion (routeur, répéteur, AP), la gestion des clients, etc. Mais tu peux aussi basculer sur l’interface OpenWRT plus avancée si tu veux vraiment tout bidouiller. En résumé, sur le papier, c’est un routeur de voyage assez complet, plutôt orienté utilisateurs un peu avancés ou pros nomades, pas juste pour quelqu’un qui veut “un Wi-Fi qui marche” sans se poser de question.
Efficacité au quotidien : VPN, AdGuard et gestion du Wi-Fi public
Ce qui m’intéressait vraiment, c’était : est-ce que ce routeur simplifie vraiment la vie sur du Wi-Fi d’hôtel / coworking, et est-ce que le VPN est gérable sans passer sa vie dans les menus. Sur ce point, globalement, oui, ça fait le job. Une fois que tu as configuré ton client WireGuard ou OpenVPN (en important les fichiers de ton fournisseur), tu peux l’activer ou le désactiver depuis l’écran tactile ou l’interface web. J’ai apprécié de pouvoir couper le VPN en un toucher quand certains services n’aiment pas les IP VPN, puis le remettre aussitôt.
Pour les Wi-Fi d’hôtel avec portail captif, le fonctionnement est plutôt simple : tu connectes le Slate 7 au Wi-Fi de l’hôtel en mode répéteur, tu ouvres ton navigateur sur un appareil, tu passes le portail une fois, et après tout ton petit réseau derrière est connecté. Le gros gain, c’est que si tu as 3–4 appareils (PC, téléphone, tablette, console), tu ne te tapes pas le portail pour chacun. Sur mes tests, ça a marché dans la majorité des cas. J’ai eu un hôtel avec un portail un peu tordu où j’ai dû m’y reprendre deux fois, mais au final ça s’est connecté.
AdGuard Home intégré, c’est un petit plus sympa. En l’activant, j’ai vu une réduction des pubs et des trackers sur pas mal de sites et d’apps, sans avoir à installer de bloqueur sur chaque appareil. Ça ne filtre pas tout à 100 %, mais ça allège quand même pas mal la navigation. Là encore, le fait de pouvoir l’activer/désactiver depuis l’écran est pratique : si un site ne charge pas bien, tu coupes AdGuard deux secondes, tu vois si ça vient de là.
Au quotidien, le Slate 7 remplit bien son rôle de “couche de sécurité et de confort” entre toi et les réseaux pourris que tu rencontres en déplacement. Tu branches, tu connectes tes appareils dessus une bonne fois, et tu oublies un peu ce qui se passe derrière. Par contre, il faut accepter un minimum de configuration au début : importer les configs VPN, choisir comment tu veux te connecter (Ethernet, répéteur, USB tethering), et comprendre deux-trois notions de base. Si tu es complètement allergique à ça, tu risques de le trouver un peu trop “technique”, même si l’interface GL.iNet est plus simple qu’un OpenWRT brut.
Points Forts
- Excellente gestion du VPN (OpenVPN et WireGuard) avec bons débits pour un routeur de voyage
- Écran tactile vraiment pratique pour activer/désactiver VPN et AdGuard, et voir l’état du réseau
- Format compact, double port 2,5 GbE et AdGuard/WPA3/DoH intégrés pour une bonne sécurité en déplacement
Points Faibles
- Pas de batterie intégrée, nécessite toujours une prise ou une powerbank
- Interface et fonctions un peu trop techniques pour quelqu’un qui veut juste du Wi-Fi basique
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le GL.iNet GL-BE3600 Slate 7 est un routeur de voyage solide et sérieux pour ceux qui ont de vrais besoins en VPN et en sécurité sur les réseaux publics. Il n’est pas parfait, il n’est pas donné, mais dans l’usage, il fait vraiment ce qu’on lui demande : simplifier la vie sur le Wi-Fi d’hôtel, garder un VPN rapide pour tous les appareils, et offrir un peu de contrôle en plus avec AdGuard et l’écran tactile. Les débits sont bons, la stabilité est là, et l’interface GL.iNet rend l’ensemble utilisable sans être un pro du réseau, même si un minimum de curiosité technique aide clairement.
Je le conseillerais surtout à : des télétravailleurs nomades, des gens qui voyagent souvent à l’étranger et veulent garder leur IP/VPN partout, ou des utilisateurs un peu geeks qui aiment bien avoir leur petit routeur OpenWRT dans le sac. Si tu cherches juste du Wi-Fi pour Netflix dans un Airbnb, c’est trop. Si tu veux un boîtier avec modem 4G/5G intégré et batterie, ce n’est pas le bon produit non plus. Mais si tu veux un routeur compact, fiable, avec un vrai focus sur le VPN et la sécurité, là il devient intéressant.
En résumé : bon produit, assez complet, mais à réserver à ceux qui vont vraiment utiliser ses fonctions avancées. Pour un usage pro ou intensif en déplacement, ça se défend bien. Pour un usage occasionnel et basique, tu peux trouver moins cher et plus simple.