Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité‑prix : intéressant si tu exploites vraiment ses fonctions
Design & ergonomie : du classique, mais pratique
Fiabilité et stabilité : du bon, mais des cas problématiques
Performances Wi‑Fi & 5G : ça peut être très bon… si le réseau suit
Présentation : ce que propose concrètement le Cudy P5
Efficacité au quotidien : comme une box… quand tout est bien réglé
Points Forts
- Double SIM + WAN failover : pratique pour sécuriser sa connexion ou jongler entre deux opérateurs
- Wi‑Fi 6 performant avec bonne couverture et 4 ports Ethernet gigabit pour brancher plusieurs appareils
- Fonctions avancées (VPN multiples, band locking, antennes amovibles SMA) utiles pour optimiser la 4G/5G
Points Faibles
- Stabilité très dépendante de l’opérateur et de la couverture locale, avec des cas de déconnexions fréquentes
- Interface et réglages un peu techniques pour un utilisateur qui ne veut pas mettre les mains dans la configuration
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Cudy |
Un routeur 5G pour remplacer ou sécuriser ta connexion fixe
Je cherchais une solution pour ne plus être totalement dépendant de ma box fibre/ADSL, surtout après quelques coupures bien reloues au mauvais moment (visioconf qui plante, soirée Netflix foutue, etc.). Du coup, j’ai testé ce Cudy P5, un routeur 5G/Wi‑Fi 6 avec double SIM, censé pouvoir servir de connexion principale ou de secours. Sur le papier, ça coche beaucoup de cases : 5G SA/NSA, Wi‑Fi 6 AX3000, 4 ports Ethernet, antennes amovibles et plein d’options réseau (VPN, Zerotier, verrouillage de bandes…).
Je l’ai utilisé comme routeur principal pendant plusieurs jours avec une SIM data, et aussi comme backup quand ma box faisait des siennes. L’idée, c’était de voir si ce truc peut vraiment remplacer une box pour un usage maison/petit bureau : streaming, télétravail, quelques jeux en ligne, et une bonne dizaine d’appareils connectés (PC, smartphones, TV, domotique). Je ne l’ai pas testé en labo, juste en conditions normales, comme n’importe qui.
Globalement, ça fait le job, mais il faut être conscient que la qualité dépend énormément de la couverture 4G/5G chez toi et de l’opérateur que tu utilises. Le routeur en lui-même est plutôt solide côté fonctions, mais ce n’est pas un produit « j’appuie sur un bouton et j’oublie tout ». Il faut un minimum mettre les mains dans les réglages si tu veux tirer le meilleur de la 5G, surtout avec les histoires de bandes et de stabilité de signal.
Si tu cherches un routeur 5G pour te dépanner pendant une panne fibre ou pour équiper une maison mal desservie en filaire, ce Cudy P5 peut clairement être une option. Par contre, si tu n’aimes pas bidouiller, ou si ton opérateur mobile est déjà limite en réception chez toi, ce n’est pas la solution miracle non plus. Je vais détailler un peu tout ça : design, configuration, perfs, stabilité et rapport qualité‑prix.
Rapport qualité‑prix : intéressant si tu exploites vraiment ses fonctions
Niveau tarif, le Cudy P5 se place dans la tranche des routeurs 5G sérieux, pas dans l’entrée de gamme. Ce n’est pas le moins cher, mais ce n’est pas non plus au prix délirant de certains routeurs 5G « design » avec seulement un ou deux ports Ethernet. Là, tu payes pour un combo assez complet : double SIM, 5G SA/NSA, Wi‑Fi 6 AX3000, 4 ports LAN gigabit, antennes amovibles, VPN avancés, band locking, etc. Si tu compares à d’autres routeurs 5G de marques plus connues, tu es souvent au‑dessus en prix pour des fonctions parfois équivalentes.
Pour moi, le rapport qualité‑prix est bon si tu as un vrai usage derrière : soit tu n’as pas de fibre/ADSL correct chez toi et tu comptes vraiment t’en servir comme connexion principale, soit tu as besoin d’une solution de backup proprette pour ton télétravail ou un petit bureau. Dans ces cas‑là, le prix se justifie, surtout si tu exploites les fonctions VPN, DDNS, antennes externes, etc. Là, tu profites vraiment du côté « routeur complet ».
Si c’est juste pour avoir du Wi‑Fi ponctuel en vacances ou partager un peu de 4G de temps en temps, honnêtement, c’est surdimensionné. Tu trouveras des routeurs 4G beaucoup moins chers qui feront largement l’affaire. De même, si tu es dans une zone où la 5G est quasi absente et la 4G déjà bancale, investir dans un routeur comme ça sans antenne externe et sans vérifier la couverture, c’est un peu jeter de l’argent par la fenêtre.
En bref : bon rapport qualité‑prix pour ceux qui savent pourquoi ils l’achètent et qui sont prêts à un minimum de configuration. Pour un utilisateur lambda qui veut juste « du Wi‑Fi vite fait » sans se poser de questions, c’est trop cher et trop technique. La note Amazon autour de 4,3/5 reflète assez bien ça : la majorité est satisfaite, mais il y a quelques déçus qui, souvent, tombent sur un combo opérateur/couverture défavorable.
Design & ergonomie : du classique, mais pratique
Niveau look, le Cudy P5 ne joue pas la carte futuriste. C’est un boîtier noir assez sobre, rectangulaire, avec les antennes qui se vissent à l’arrière. Il est un peu plus imposant qu’un petit routeur 4G de base, mais vu ce qu’il embarque (4 antennes cellulaires + 2 Wi‑Fi, 4 ports Ethernet, double SIM), ça reste logique. Sur un bureau ou dans un meuble TV, ça passe, ça ne hurle pas « gadget 5G » comme certains modèles design en forme de cylindre ou de tour.
Les 4 antennes cellulaires sont amovibles et orientables. J’ai vu passer une critique disant qu’elles ne tenaient pas droites ; perso, une fois les vis correctement serrées, elles restent en place. C’est du plastique, donc faut pas bourriner, mais ça tient. Les antennes Wi‑Fi sont plus discrètes. L’avantage du design avec antennes SMA, c’est que tu peux les enlever et brancher des antennes extérieures si tu veux optimiser la réception 4G/5G sur un toit ou en façade.
À l’arrière, on trouve les 4 ports RJ45 (1 Gbit/s), le port WAN, l’alimentation, le bouton reset et les connecteurs d’antenne. Les slots SIM sont en dessous, ce n’est pas ce qu’il y a de plus pratique si tu changes souvent de carte, mais en vrai, tu ne le fais pas tous les jours. Les LEDs en façade sont assez claires : état du réseau mobile, Wi‑Fi, activité, etc. Ça reste lisible sans transformer ton salon en sapin de Noël.
Globalement, le design est sobre et fonctionnel. Pas de fioritures inutiles, mais tout ce qu’il faut pour un routeur 5G sérieux. Le boîtier chauffe un peu quand il est très sollicité (téléchargements + plusieurs appareils connectés), mais ça reste raisonnable, il ne devient pas brûlant. Pour un usage maison ou petit bureau, ça trouve facilement sa place, à condition de ne pas le coller dans un placard fermé, histoire de laisser l’air circuler un minimum.
Fiabilité et stabilité : du bon, mais des cas problématiques
Sur la partie matérielle pure (boîtier, antennes, ports), je n’ai rien vu d’inquiétant. Le routeur semble bien construit, les antennes ne donnent pas l’impression de se casser au premier choc si on les manipule normalement. Le poids (un peu plus d’1 kg) donne un côté assez stable sur le bureau, ça ne bouge pas dès qu’on branche un câble. La garantie de 2 ans est classique pour ce type de matériel, rien d’exceptionnel mais correct.
En revanche, la durabilité perçue côté logiciel et stabilité réseau est plus nuancée. Une bonne partie des utilisateurs sont contents et parlent d’un flux constant, sans coupure, même dans des zones réputées mal desservies. D’autres, en particulier avec certains opérateurs (SFR en 5G dans un cas très clair), ont des déconnexions permanentes, au point de rendre le routeur inutilisable. Ce n’est pas forcément que le routeur est « pourri », ça peut venir d’une combinaison réseau/opérateur/bande, mais au final, pour l’utilisateur, le résultat est le même : ça décroche, donc c’est pénible.
Sur plusieurs jours d’utilisation, je n’ai pas constaté de reboot intempestifs ou de plantages de l’interface. Le firmware semble globalement stable, et la marque a l’air de pousser de temps en temps des mises à jour (notamment sécurité). Par contre, pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude de jouer avec ce genre d’appareil, le moindre souci de réseau peut donner l’impression que le routeur est instable, alors que c’est parfois juste la cellule qui sature ou l’opérateur qui bricole.
Donc, en termes de « durabilité » au sens large : le hardware inspire confiance, le logiciel fait le taf, mais la stabilité réelle dépend énormément de ton environnement réseau. Si tu as un opérateur qui gère bien la 5G/4G dans ton coin, tu peux clairement le garder plusieurs années sans souci. Si tu es déjà borderline en réception, tu risques de passer du temps à essayer de stabiliser la connexion, et là, ça peut vite te gonfler.
Performances Wi‑Fi & 5G : ça peut être très bon… si le réseau suit
Côté perfs, il faut être honnête : le routeur ne fera pas de miracle si ton opérateur est à la ramasse chez toi. Par contre, si tu as une antenne 4G/5G correcte à portée, le Cudy P5 s’en sort franchement bien. Avec une SIM dans une zone correctement couverte, on est sur des débits facilement au‑dessus de 100 Mb/s en download, parfois beaucoup plus selon l’opérateur et l’heure. J’ai vu des retours d’utilisateurs autour de 120 Mb/s en SFR 4G/5G sans antenne externe, et d’autres qui, avec une antenne 2x2 MIMO dehors, améliorent nettement la stabilité et la vitesse par rapport à un vieux routeur 4G.
Le Wi‑Fi 6 tient la route : bonne couverture dans une maison standard, les murs ne posent pas trop de souci, et les débits sont largement suffisants pour du streaming 4K, du cloud gaming (Geforce Now par exemple) et du télétravail avec plusieurs appareils connectés. Certains l’utilisent même en mesh avec un autre routeur Cudy (type WR3000) pour couvrir plusieurs étages avec des murs épais, et ça reste stable. De mon côté, je n’ai pas vu de coupures Wi‑Fi gênantes, même avec une dizaine d’appareils connectés en même temps.
Là où ça se complique, c’est sur la stabilité de la connexion mobile. Certains utilisateurs rapportent une 5G SFR inutilisable avec des déconnexions toutes les 30 secondes, même en 4G. D’autres, au contraire, ont une connexion bien stable avec SFR, Bouygues ou Orange, surtout après avoir joué avec le verrouillage de bandes pour forcer les fréquences les plus propres. Concrètement, si ton réseau mobile est déjà limite, il faudra probablement bidouiller un peu (band locking, antenne externe, choix d’un autre opérateur) pour avoir quelque chose de vraiment stable.
En résumé : quand la couverture 4G/5G est bonne et que tu prends le temps de régler correctement le routeur, les perfs sont très correctes, largement de quoi remplacer une box ADSL ou servir de backup fibre. Par contre, ce n’est pas plug‑and‑play garanti pour tout le monde. Il y a une vraie dépendance à la qualité du réseau mobile local, et certains cas (notamment SFR chez certains) montrent que ça peut être pénible à stabiliser.
Présentation : ce que propose concrètement le Cudy P5
Le Cudy P5, c’est un routeur 5G NR SA/NSA avec Wi‑Fi 6 (AX3000). En gros, il peut prendre une carte SIM 4G/5G et partager la connexion via Wi‑Fi et Ethernet, comme une box, mais sans ligne fixe. Il a deux emplacements SIM (dual SIM), ce qui permet de basculer d’un opérateur à l’autre en cas de problème ou pour profiter de deux forfaits. Il y a aussi un port WAN, donc tu peux t’en servir comme routeur classique derrière une box fibre et garder la 5G en secours (failover).
Sur le papier, les débits annoncés sont costauds : jusqu’à 2,5 Gbit/s en 5G NR et 1 Gbit/s en 4G LTE, et en Wi‑Fi 6 jusqu’à 2402 Mbps sur la bande 5 GHz et 574 Mbps sur le 2,4 GHz. Évidemment, dans la vraie vie, tu ne verras jamais ces chiffres, mais ça montre que le hardware n’est pas bridé. Dedans, on a un SoC Qualcomm IPQ5018 pour le Wi‑Fi et un modem Snapdragon SDX62 pour la partie 5G, donc c’est du matériel plutôt sérieux pour ce type de routeur.
Le gros point fort sur le papier, c’est la partie logicielle : interface web assez complète, verrouillage de bandes (pratique pour forcer certaines fréquences plus stables), support de plusieurs VPN (OpenVPN, WireGuard, IPsec, PPTP, L2TP, Zerotier), compatibilité avec pas mal de services DDNS. Tu as aussi la possibilité de changer les antennes cellulaires via des connecteurs SMA, donc tu peux mettre une antenne extérieure si tu es loin des relais.
En résumé, ce routeur est pensé pour : maison ou petit bureau sans fibre, backup de connexion en cas de panne, ou usage dans des zones rurales avec antenne externe. C’est clairement plus orienté « utilisateur un peu avancé » que routeur grand public ultra simplifié. Mais une fois que tu as compris deux‑trois trucs (APN, bandes, opérateurs), ça devient un outil assez flexible pour sécuriser ta connexion internet.
Efficacité au quotidien : comme une box… quand tout est bien réglé
Au quotidien, l’objectif pour moi c’était simple : est‑ce que ce routeur peut remplacer une box pendant plusieurs jours sans que la famille hurle parce que « internet rame » ? Globalement, oui, à condition d’avoir un forfait data correct et une zone pas trop pourrie en 4G/5G. Pour du télétravail (VPN pro, Teams/Zoom, navigation web, envoi de fichiers), ça tourne bien tant que la connexion mobile est stable. J’ai pu faire des visios sans freeze majeur quand le signal était bon, et le Wi‑Fi 6 tient bien la charge avec plusieurs appareils.
Pour le divertissement, Netflix/Prime/YouTube en 4K passent sans problème quand le débit dépasse 30–40 Mb/s, ce qui est le cas dans pas mal de situations. Certains ont testé du cloud gaming (Geforce Now Ultimate) et ça a l’air de tenir la route sur des sessions courtes, donc en théorie, ça passe si la latence reste correcte. Là encore, c’est vraiment la qualité du réseau mobile qui fait la différence, pas le routeur lui‑même. Le P5 ne semble pas être le goulot d’étranglement dans ces cas‑là.
Le dual SIM est pratique : tu peux mettre deux opérateurs, par exemple un forfait pas cher pour le quotidien et un autre en backup. Le failover WAN/SIM est aussi utile si tu veux que la 5G prenne automatiquement le relais quand ta fibre tombe. Ça, concrètement, c’est un vrai plus par rapport à beaucoup de routeurs 4G/5G plus basiques. Par contre, il faut passer un peu de temps dans l’interface pour bien régler les priorités et les scénarios de bascule, ce n’est pas magique par défaut.
Là où j’ai un reproche, c’est sur certains détails comme le WPS non désactivable d’après un utilisateur. Pour ceux qui sont un minimum sensibles à la sécurité, c’est un peu moyen. De plus, si tu comptes l’installer chez quelqu’un qui ne veut pas toucher aux réglages, ça peut être un peu trop technique pour eux en cas de souci (bandes, APN, choix d’opérateur). Donc comme solution de secours ou pour un utilisateur un peu geek, c’est efficace. Comme produit « plug‑and‑play pour tout le monde », c’est moins évident.
Points Forts
- Double SIM + WAN failover : pratique pour sécuriser sa connexion ou jongler entre deux opérateurs
- Wi‑Fi 6 performant avec bonne couverture et 4 ports Ethernet gigabit pour brancher plusieurs appareils
- Fonctions avancées (VPN multiples, band locking, antennes amovibles SMA) utiles pour optimiser la 4G/5G
Points Faibles
- Stabilité très dépendante de l’opérateur et de la couverture locale, avec des cas de déconnexions fréquentes
- Interface et réglages un peu techniques pour un utilisateur qui ne veut pas mettre les mains dans la configuration
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Cudy P5 est un routeur 5G/Wi‑Fi 6 assez complet qui peut clairement remplacer une box internet dans pas mal de situations, ou au moins servir de solution de secours très sérieuse. Quand la couverture 4G/5G est bonne et que tu prends le temps de bien le régler (APN, bandes, éventuellement antenne externe), il fait le job sans broncher : bon débit, Wi‑Fi stable, plusieurs appareils connectés, VPN, double SIM, tout y passe. Pour du télétravail, du streaming et un usage familial, ça tient la route.
Par contre, ce n’est pas un produit magique. Il dépend énormément de la qualité du réseau mobile autour de chez toi, et certains retours montrent que, avec certains opérateurs (comme SFR en 5G pour au moins un utilisateur), ça peut être une galère de déconnexions régulières. Il faut aussi accepter de mettre un peu les mains dans les réglages si tu veux vraiment en tirer le maximum. Si tu es à l’aise avec ça et que tu as vérifié la couverture, c’est un bon plan. Si tu veux du plug‑and‑play sans prise de tête et que ton réseau mobile est déjà moyen, mieux vaut réfléchir à deux fois.
En résumé : bon routeur pour usage maison/petit bureau, surtout en connexion principale là où la fibre n’existe pas, ou en backup d’une ligne fixe. Mais ce n’est pas le routeur miracle pour tous les profils, et il y a clairement mieux adapté pour quelqu’un qui veut juste un petit boîtier 4G simple à poser sur une étagère.