Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses fonctions
Design compact et pratique, mais pas un objet déco
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, sans être un tank
Perf Wi-Fi et VPN : bon pour un petit boîtier, avec quelques limites
Ce que propose vraiment ce Beryl AX sur le papier
Efficacité au quotidien : VPN, AdGuard, OpenWrt… ça fait le boulot
Points Forts
- Routeur de voyage très compact avec Wi-Fi 6 et port WAN 2,5G
- Fonctions réseau avancées (VPN client/serveur, kill switch, AdGuard, politiques de routage) déjà intégrées
- Basé sur OpenWrt, très personnalisable pour ceux qui aiment bidouiller
Points Faibles
- Interface et fonctions un peu techniques pour un utilisateur totalement débutant
- Portée Wi-Fi limitée et débits VPN loin d’un gros routeur de salon
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | GL.iNet |
Un mini routeur qui intrigue dès qu’on le sort du sac
J’ai pris ce GL.iNet GL-MT3000 (Beryl AX) surtout pour les déplacements, hôtels, Airbnb et parfois comme petit routeur d’appoint à la maison. Sur le papier, c’est un mini routeur WiFi 6 bi-bande, avec VPN intégré (OpenVPN / WireGuard), AdGuard Home, OpenWrt, un port 2,5G et un switch physique pour activer des fonctions. Dit comme ça, ça fait un peu couteau suisse réseau. Je voulais voir si en vrai, ça tient la route ou si c’est juste un gadget de plus qui finit dans un tiroir.
Je l’ai utilisé environ deux semaines en mode « routeur de voyage » (branché sur le Wi-Fi d’hôtels et en partage de connexion 4G) et quelques jours à la maison comme petit routeur séparé pour tout ce qui passe par VPN. L’idée c’était : 1) simplifier la connexion de tous mes appareils à un VPN sans configurer chaque machine, 2) avoir un Wi-Fi correct dans une chambre d’hôtel, et 3) tester un peu la partie OpenWrt et les options avancées.
Dès le déballage, ce qui m’a frappé, c’est la taille. C’est vraiment compact, ça tient dans la main sans souci, mais ce n’est pas non plus un jouet : il y a un port WAN 2,5G, un LAN 1G et un USB 3.0. Pour un truc censé voyager, le fait d’avoir les trois types de prises (EU/UK/US) est clairement pratique. En gros, tu le mets dans ton sac avec un petit câble Ethernet et t’es paré pour la plupart des situations.
Globalement, après ces deux semaines, mon avis est plutôt positif, mais pas tout rose non plus. Il fait bien le job comme routeur de voyage et point d’accès VPN, mais il y a des limites : interface un peu technique si tu n’es pas à l’aise, portée Wi-Fi qui reste celle d’un petit boîtier, et quelques détails agaçants (bouton physique à configurer, EAP non supporté). Si tu cherches un truc plug-and-play façon box opérateur, ce n’est pas ça. Si tu aimes bidouiller un minimum, là ça devient intéressant.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment ses fonctions
Sur le rapport qualité-prix, tout dépend clairement de ton profil. Si tu cherches juste un répéteur Wi-Fi basique pour la maison, il y a moins cher et plus simple à installer. Là où ce Beryl AX devient intéressant, c’est si tu as un vrai besoin de VPN matériel, de filtrage DNS, de réseau séparé, et que tu bouges régulièrement. Dans ce cas, le prix se justifie, parce que tu remplaces plusieurs petits outils par un seul boîtier compact.
Perso, comparé à ce que j’utilisais avant (un vieux routeur de voyage N ou AC sans Wi-Fi 6, sans OpenWrt complet et avec un VPN poussif), la différence est nette : débit plus élevé, interface plus moderne, et surtout beaucoup plus de flexibilité. Le fait de pouvoir brancher ça derrière n’importe quelle box ou réseau d’hôtel et retrouver exactement mon environnement (VPN, blocage pub, règles de routage) a une vraie valeur pour moi. J’ai l’impression d’avoir mon « mini réseau perso » partout.
Par contre, si tu es allergique aux interfaces d’admin de routeurs, que tu ne comptes jamais toucher aux règles VPN avancées, ni à AdGuard, ni aux plugins OpenWrt, tu vas probablement payer pour des fonctions que tu n’utiliseras pas. Dans ce cas, un routeur de voyage plus simple ou un simple répéteur ferait peut-être mieux l’affaire, pour moins cher. C’est un peu le piège de ce genre de produit : sur le papier ça fait plein de choses, mais il faut en avoir l’usage pour que ça vaille vraiment le coup.
Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est bon pour un public « un peu geek » qui veut garder la main sur son réseau, même en déplacement. Pour un usage basique, c’est peut-être un peu trop cher et trop complexe. Mais si tu as déjà un compte chez un fournisseur VPN, que tu voyages souvent et que tu aimes bien avoir le contrôle, le ticket d’entrée se comprend. Il ne remplace pas un gros routeur de salon, mais pour ce qu’il fait dans ce format, il est bien positionné.
Design compact et pratique, mais pas un objet déco
Niveau design, on est sur quelque chose de très sobre : un petit boîtier gris, deux antennes internes (donc rien qui dépasse), et quelques LEDs discrètes devant. Honnêtement, visuellement, ça ne fait pas rêver, mais ce n’est pas le but. C’est un routeur qu’on planque derrière une télé d’hôtel ou sur un bureau, pas un objet qu’on expose. Le gros point positif, c’est la compacité : 11,5 x 8 x 3 cm pour environ 200 g, ça se glisse facilement dans une pochette d’ordinateur ou un sac à dos.
Les ports sont tous du même côté : WAN 2,5G, LAN 1G, USB 3.0 et alimentation USB-C (via l’adaptateur fourni). Ça limite un peu le bazar de câbles dans tous les sens. Le bouton de bascule (pour VPN/AdGuard) est sur la tranche, facile à atteindre, et il y a aussi un petit bouton reset. En déplacement, c’est pratique : tu le poses, tu branches un seul câble Ethernet (depuis la box ou le réseau de l’hôtel) et c’est parti. Pas besoin de trifouiller partout pour trouver les ports.
Ce que j’ai bien aimé, c’est le fait que ce ne soit pas brillant. La finition est mate, donc pas de traces de doigts dégueu après deux jours. Par contre, ça reste du plastique assez classique. Ça ne fait pas jouet, mais ce n’est pas premium non plus. Vu le prix et l’usage, ça me paraît cohérent. Ce n’est pas un truc que tu vas manipuler en permanence, une fois posé il ne bouge plus trop.
Un détail qui compte quand tu voyages : la taille du bloc d’alimentation et des adaptateurs. Là, c’est plutôt bien géré. Tu as un seul adaptateur avec des têtes interchangeables (EU, UK, US). Ça prend un peu de place mais pas plus qu’un chargeur d’ordi compact. Perso, je l’ai parfois alimenté directement via un port USB d’une multiprise ou d’un chargeur multi-port 5V, et ça a très bien fonctionné. Pour résumer, le design ne fait pas rêver mais il est logique : petit, discret, fonctionnel. Rien de plus, rien de moins.
Solidité et fiabilité : ça inspire confiance, sans être un tank
Niveau durabilité, c’est toujours un peu difficile de juger sur seulement quelques semaines, mais je peux au moins parler de la sensation de solidité et de la stabilité. Le boîtier en lui-même ne fait pas cheap. Le plastique est assez épais, il ne craque pas quand tu le prends en main, et les ports tiennent bien. J’ai branché/débranché plusieurs fois les câbles Ethernet et l’USB, rien n’a bougé, pas de jeu particulier. Pour un appareil qui est censé voyager et être souvent déplacé, c’est déjà un bon point.
Je l’ai trimballé dans un sac à dos sans housse spéciale, juste coincé entre un casque et un chargeur. Il a pris quelques chocs légers, et aucun souci à signaler. Pas de rayures visibles, pas de fissures, pas de problème de chauffe anormale. Il chauffe un peu en charge (surtout avec VPN actif), mais ça reste raisonnable : tiède, pas brûlant. Je l’ai laissé tourner plusieurs heures avec VPN + AdGuard + plusieurs appareils connectés, et il est resté stable, pas de redémarrage ni de plantage.
Sur la partie « fiabilité logicielle », c’est plutôt propre. Le firmware GL.iNet basé sur OpenWrt est assez mature, et les mises à jour de sécurité sont prévues. On voit dans la doc qu’ils recommandent de mettre à jour pour optimiser les performances. J’ai fait une mise à jour dès le départ, ça s’est passé sans drame. Pour un routeur, c’est important : tu n’as pas envie d’un truc qui se met à buguer au moindre update. Là, ça a été fluide.
Après, soyons clairs : ce n’est pas un routeur blindé en métal fait pour être vissé dans un rack. C’est un petit appareil de 200 g, en plastique, pensé pour du perso. Si tu le fais tomber tous les quatre matins ou que tu le coinces dans une valise mal remplie, il finira par morfler. Mais pour un usage normal (transport dans un sac, posé sur un bureau ou un meuble TV, branché/débranché régulièrement), je trouve qu’il tient bien la route. La garantie 2 ans est aussi rassurante, même si j’espère ne pas avoir à m’en servir.
Perf Wi-Fi et VPN : bon pour un petit boîtier, avec quelques limites
Sur les performances, il faut être honnête : ce n’est pas un routeur de salon haut de gamme, mais pour un modèle portable, c’est franchement correct. En Wi-Fi 6, à quelques mètres sans mur (dans un salon), j’ai tourné autour de 500–600 Mbps en téléchargement sur la bande 5 GHz, connecté sur une fibre 1 Gbit/s. Dès qu’on rajoute un mur ou deux, ça chute, mais ça reste largement suffisant pour du streaming 4K, des visios et du téléchargement de fichiers pro. En 2,4 GHz, c’est plus classique, autour de 80–150 Mbps selon les conditions.
En mode répéteur (connecté au Wi-Fi d’une box et redistribuant un nouveau réseau), on perd logiquement en débit, mais dans une chambre d’hôtel, c’est surtout la stabilité qui m’intéressait. Là-dessus, rien à signaler de grave : j’ai pu bosser plusieurs heures, regarder Netflix et faire des backups sans coupure notable. Par contre, il faut bien noter qu’il ne gère pas le Wi-Fi EAP (les portails captifs type login + mot de passe d’université ou d’entreprise avec EAP avancé). Dans certains hôtels un peu « corporate », ça peut coincer.
Côté VPN, les chiffres annoncés (150 Mbps en OpenVPN, 300 Mbps en WireGuard) sont plutôt réalistes. En WireGuard, j’ai tourné entre 200 et 280 Mbps selon le serveur, ce qui est déjà très correct pour un routeur de cette taille. En OpenVPN, c’est plus variable, souvent autour de 80–130 Mbps. Si tu comptes saturer une fibre 1 Gbit/s via VPN avec ce boîtier, oublie. Par contre, pour sécuriser tes connexions en voyage ou isoler un petit réseau à la maison, ça fait largement le job.
La gestion du « kill switch » (blocage du trafic non-VPN) est un vrai plus. Une fois activé, si le client VPN tombe, plus rien ne passe. J’ai testé en coupant volontairement le client WireGuard : au bout de quelques secondes, les appareils n’avaient plus Internet. Pour un usage sur Wi-Fi public, c’est rassurant. Globalement, les perfs sont solides pour un routeur de voyage, à condition d’accepter les limites physiques : portée moyenne, débit VPN loin des gros routeurs de salon, mais suffisant pour la majorité des usages nomades.
Ce que propose vraiment ce Beryl AX sur le papier
Concrètement, le GL-MT3000, c’est un petit routeur WiFi 6 double bande (2,4 GHz + 5 GHz) annoncé à 574 Mbps en 2,4G et 2402 Mbps en 5G, soit un total théorique de 3 Gbit/s. Il a un port WAN 2,5G, un port LAN 1G, un port USB 3.0, tourne sous OpenWrt 21.02, et il embarque déjà OpenVPN et WireGuard. Tu as aussi un mode répéteur (il peut se connecter à un Wi-Fi existant et le redistribuer), un mode routeur classique, et la possibilité de faire du VPN en cascade (client + serveur en même temps).
Un point mis en avant par la marque, c’est le bouton physique sur le côté. Tu peux l’assigner à plusieurs fonctions : activer/désactiver le VPN client, activer AdGuard Home, etc. Attention par contre : par défaut, il ne sert à rien, il faut aller dans l’interface d’admin pour lui attribuer une fonction. Ce n’est pas compliqué, mais ce n’est pas expliqué hyper clairement au début, donc tu peux facilement croire que le bouton est « cassé » si tu ne lis pas la doc.
Côté sécurité, il gère WPA3, IPv6, DNS-over-HTTPS/TLS et une option pour bloquer tout trafic Internet si le VPN tombe (kill switch global, en gros). Pour un petit routeur de voyage, c’est assez rassurant : tu peux forcer tout le trafic à passer par le VPN, et si le tunnel saute, plus rien ne sort. Pratique si tu te connectes souvent à des Wi-Fi publics un peu douteux.
Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce n’est pas pensé comme un routeur familial pour couvrir une maison entière. La marque le vend comme un routeur portable, usage personnel / voyage. La portée est annoncée comme courte à moyenne, et ça se ressent. Par contre, pour gérer une petite chambre, un bureau ou un coin salon, avec quelques appareils (PC, smartphone, tablette, console), il s’en sort plutôt bien. Sur le plan « fonctionnalités », c’est assez complet pour un boîtier de cette taille, surtout grâce à OpenWrt et aux plugins qu’on peut ajouter.
Efficacité au quotidien : VPN, AdGuard, OpenWrt… ça fait le boulot
Sur l’efficacité au quotidien, je l’ai vraiment utilisé comme un petit hub réseau perso : tous mes appareils se connectent dessus, et lui gère le VPN, le filtrage DNS et la connexion à Internet (via Ethernet ou Wi-Fi). Là où il est bon, c’est qu’une fois bien configuré, tu oublies presque qu’il est là. Tu arrives à l’hôtel, tu te connectes une fois au portail via le routeur, et après tous tes appareils utilisent ton propre Wi-Fi, avec ton VPN, tes règles, etc. Ça évite de se connecter au Wi-Fi de l’hôtel séparément avec chaque machine.
Le côté « politique VPN flexible » est vraiment pratique. Tu peux décider que certains sites ou IP passent hors VPN (par exemple Netflix ou les sites de banque, qui n’aiment pas toujours les VPN), et que tout le reste passe dedans. Ça se configure dans l’interface, ce n’est pas ultra grand public mais si tu as un minimum l’habitude des routeurs, tu t’en sors. J’ai aussi testé le blocage de trafic non-VPN : pour bosser sur des réseaux publics, c’est clairement un plus. Tu sais qu’aucun paquet ne sort sans être chiffré.
AdGuard Home intégré est un autre point sympa. Tu peux filtrer une bonne partie des pubs et trackers directement au niveau du routeur, pour tous les appareils. Ça marche plutôt bien, même si ça demande un peu de réglages pour ne pas bloquer des trucs utiles. Le bouton physique que tu peux assigner à l’activation/désactivation d’AdGuard ou du VPN est pratique : un coup de switch et tu repasses en connexion « normale » si un site déconne avec le VPN ou le filtrage DNS.
Le fait qu’il tourne sous OpenWrt ouvre pas mal de portes. Tu peux installer des plugins (plus de 5000 dispo en théorie) pour rajouter des fonctions : serveur web, client de sauvegarde, monitoring, etc. Là, clairement, c’est pour les gens qui aiment bidouiller. Si tu n’as pas envie de toucher à ça, tu peux rester sur l’interface simplifiée de GL.iNet, qui est déjà assez complète. Dans mon cas, je trouve que l’appareil est efficace : il fait exactement ce que je lui demande (VPN, filtrage, petit Wi-Fi perso), mais il faut accepter une phase de prise en main un peu plus technique que sur un routeur grand public classique.
Points Forts
- Routeur de voyage très compact avec Wi-Fi 6 et port WAN 2,5G
- Fonctions réseau avancées (VPN client/serveur, kill switch, AdGuard, politiques de routage) déjà intégrées
- Basé sur OpenWrt, très personnalisable pour ceux qui aiment bidouiller
Points Faibles
- Interface et fonctions un peu techniques pour un utilisateur totalement débutant
- Portée Wi-Fi limitée et débits VPN loin d’un gros routeur de salon
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le GL.iNet GL-MT3000 (Beryl AX) m’a plutôt convaincu dans son rôle de routeur de voyage et de petit routeur VPN dédié. Il est compact, assez robuste pour être trimballé, et surtout très complet côté fonctions : Wi-Fi 6 correct, port WAN 2,5G, VPN client/serveur, kill switch, AdGuard Home, OpenWrt, bouton physique configurable… Pour quelqu’un qui veut sécuriser ses connexions en déplacement, garder un réseau perso cohérent et jouer un peu avec les réglages réseau, c’est un bon outil. Il ne remplace pas un routeur haut de gamme pour couvrir une grande maison, mais ce n’est pas ce qu’on lui demande.
Les principaux points faibles, selon moi, c’est la prise en main qui n’est pas totalement grand public, la portée Wi-Fi limitée par le format compact, l’absence de support EAP pour certains réseaux d’entreprise/école et des débits VPN qui restent loin des gros routeurs fixes (même si c’est déjà très correct pour la taille). Si tu veux du plug-and-play façon box opérateur, tu risques de trouver ça un peu trop technique. Si au contraire tu as déjà touché à des interfaces de routeurs et que tu sais ce que tu veux faire avec un VPN, tu vas vite t’y retrouver.
En résumé : je le recommande surtout à ceux qui voyagent souvent, utilisent un VPN au quotidien et veulent un petit routeur portable pour centraliser tout ça. Pour une utilisation purement domestique et basique, il y a des options plus simples et parfois moins chères. Mais pour les utilisateurs un peu « power users » qui veulent un mini routeur Wi-Fi 6 polyvalent à trimballer partout, c’est un choix cohérent et plutôt bien foutu.