Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment la bête
Design : agressif, voyant, pas discret pour un sou
Batterie et autonomie : correctes, mais pas les chiffres marketing
Confort : grosse différence par rapport aux trottinettes d’entrée de gamme
Matériaux et finition : solide, mais on sent le côté industriel
Durabilité et fiabilité : ça inspire confiance, mais ça reste du chinois costaud
Performance : ça pousse fort, surtout pour les côtes
Présentation générale : un tank sur deux roues
Points Forts
- Confort de roulage vraiment au-dessus de la moyenne (suspensions hydrauliques + pneus 11 pouces)
- Puissance suffisante pour les grosses côtes et les relances, même avec un gabarit adulte
- Freins hydrauliques efficaces et comportement stable, même sous la pluie
Points Faibles
- Poids très élevé (environ 43,5 kg), pénible à porter et encombrant à stocker en appart
- Autonomie réelle inférieure aux chiffres annoncés si on roule normalement et pas en mode ultra éco
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | VELOFLOW |
Une trottinette qui ressemble plus à une petite moto qu’à un jouet
J’ai utilisé la VELOFLOW VF5 Pro pendant un peu plus de deux semaines, en gros tous les jours pour aller bosser et quelques balades le week-end. Première chose à dire : ce n’est pas la petite trottinette légère qu’on plie et qu’on met sous le bureau. Là on est sur un gros engin, bien massif, qui fait plus penser à un scooter électrique sans selle qu’à une trottinette urbaine classique. Donc si tu cherches un truc discret à porter dans les escaliers, c’est clairement pas ça.
Ce qui m’a motivé à la tester, c’est surtout l’argument double moteur + grosse batterie. Sur le papier tu as une autonomie annoncée assez élevée, des pneus tout-terrain de 11 pouces, des suspensions hydrauliques et une capacité à monter des côtes à 35°. En gros, c’est vendu comme une trottinette capable de gérer autant la ville que les chemins un peu pourris. Je roule d’habitude sur une trottinette 500 W plus légère, donc j’avais un bon point de comparaison.
Au quotidien, je m’en suis servi sur : routes de ville, pavés, pistes cyclables pas toujours nickel, un peu de chemin gravier dans un parc, et deux-trois montées bien costaudes. J’ai aussi testé sous la pluie, parce qu’en France de toute façon tu n’y échappes pas. Ça permet de voir si l’IP65 c’est juste du blabla ou si ça tient vraiment la route quand c’est bien mouillé.
Globalement, mon ressenti c’est que cette VF5 Pro est pensée pour quelqu’un qui veut un engin puissant, stable et qui accepte un gros gabarit, mais qui ne cherche pas un truc ultra pratique à transporter. Ce n’est pas parfait, il y a des choix un peu bizarres et deux-trois points agaçants, mais niveau sensations et confort, ça change clairement de la trottinette basique d’entrée de gamme. Je vais détailler point par point, mais il faut bien garder en tête que c’est plus un “mini deux-roues” qu’un simple moyen de transport pliable.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment la bête
Niveau prix, on est clairement au-dessus des petites trottinettes urbaines d’entrée de gamme, mais vu la fiche technique (double moteur, grosse batterie, freins hydrauliques, suspensions sérieuses, pneus 11 pouces), ce n’est pas choquant. Pour quelqu’un qui cherche juste à faire 3 km en ville sur du plat, oui, c’est trop cher et trop gros. Par contre, si tu compares à un petit scooter ou à un VAE costaud, là, le rapport fonctionnalités/prix devient plus intéressant.
Concrètement, tu payes pour : la puissance (surtout dans les côtes), le confort (suspensions + gros pneus), la sécurité (freins hydrauliques, stabilité), et une autonomie correcte. Si tu utilises vraiment ces points-là – trajets de 10-20 km, routes pas toujours nickel, quelques montées, usage par tous les temps – alors ça commence à valoir le coup. Si tu ne fais que de la ville ultra plate avec des pistes parfaites, tu ne vas pas exploiter la moitié de ce que la trottinette sait faire.
Comparé à d’autres modèles « tout-terrain » qu’on voit sur le marché, souvent vendus sous plein de marques différentes, la VF5 Pro se place dans la même fourchette, mais avec quelques plus : vraie doc en français, appli de verrouillage, IP65, pack d’accessoires complet, et un discours un peu plus carré sur les certifications (CE, etc.). Ça ne garantit pas tout, mais c’est déjà mieux que les fiches ultra vagues qu’on voit parfois.
Pour résumer : bon rapport qualité-prix si tu as le profil utilisateur qui va bien (trajets réguliers, besoin de puissance et de confort, possibilité de stocker un gros engin). Si tu cherches juste une trottinette légère pour le métro et trois rues à faire, tu vas payer pour des trucs dont tu n’as pas besoin et galérer avec les 43 kg. Donc à bien réfléchir avant d’acheter : ce n’est pas un gadget, c’est un vrai véhicule.
Design : agressif, voyant, pas discret pour un sou
Niveau design, la VF5 Pro joue la carte du gros engin sportif. Couleurs orange et noir, gros bras de suspension, pneus bien larges, plateau massif… Ce n’est pas le genre de trottinette que tu ranges discrètement au bureau. On te regarde arriver, surtout avec les pneus tout-terrain et la hauteur du guidon (135 cm). Perso, j’aime bien ce côté un peu brut, mais si tu veux quelque chose de passe-partout, c’est raté.
Le guidon est large, avec les leviers de frein bien visibles, l’écran central en verre trempé et les boutons sur les côtés. L’écran est lisible en plein jour, rien à redire là-dessus. J’ai bien aimé le fait qu’il soit en verre trempé, ça donne un côté plus sérieux que les écrans plastiques cheap qu’on voit souvent. Les touches font un bruit un peu « gadget » mais ça reste correct, on comprend vite comment tout fonctionne : allumage, phares, modes, etc.
Le plateau est large et long, avec assez de place pour bien poser ses pieds, même si tu fais plus d’1m80. Il y a un repose-pied à l’arrière qui aide à se caler lors des accélérations. Visuellement, tout est surdimensionné : les bras de suspension, les freins, les pneus. Ça donne une impression de solidité, même si ça participe aussi au poids de l’ensemble. La trottinette est pliable, mais même pliée, elle reste encombrante. Ça rentre dans un coffre de voiture normal, mais tu ne la caches pas sous une table.
Par contre, côté discrétion et praticité, c’est pas gagné. En ville, devant un magasin ou un bureau, tu ne la laisses pas sans anti-vol costaud. Elle attire l’œil, et pas seulement dans le bon sens. Perso, je trouve le design cohérent avec le positionnement « tout-terrain / gros gabarit », mais il faut être à l’aise avec une machine qui ne ressemble pas du tout à un petit engin urbain minimaliste. Si tu assumes le côté « mini-moto debout », tu vas aimer. Si tu veux un truc sobre, tu risques de trouver ça un peu trop chargé.
Batterie et autonomie : correctes, mais pas les chiffres marketing
La partie batterie, c’est souvent là où les fiches produits sont optimistes. Ici, on est sur une batterie 48 V 18,2 Ah (il y a aussi une version 23,4 Ah annoncée ailleurs, donc bien vérifier le modèle exact). Ils parlent de 50 à 85 km d’autonomie selon la version et les conditions. Dans la vraie vie, avec mes 80 kg, des trajets mixtes (pistes cyclables, quelques côtes, un peu de mode puissant, un peu de pluie), j’ai tourné autour de 35-40 km avant d’arriver dans la zone où tu commences à sentir que ça faiblit.
En roulant de manière plus tranquille, en mode un peu limité et en évitant les accélérations à fond tout le temps, tu peux sûrement gratter quelques kilomètres de plus. Mais atteindre les 60+ km annoncés, à mon avis, c’est dans des conditions très optimisées : pilote plus léger, terrain plat, mode éco, pas de vent, etc. Donc oui, l’autonomie est bonne, surtout comparée aux trottinettes 36 V classiques, mais il ne faut pas se baser uniquement sur les chiffres marketing.
Le temps de charge annoncé est d’environ 8 heures, ce qui colle à ce que j’ai constaté avec le chargeur fourni. C’est typique pour cette capacité de batterie. Clairement, c’est une charge de nuit, pas un petit coup de charge en une heure avant de repartir. Le chargeur fait un peu de bruit (ventilo léger), mais rien de dramatique. La batterie est annoncée avec une protection IPX7 par époxy, donc mieux protégée contre l’eau que la moyenne. Après mes sorties sous la pluie, je n’ai pas noté de comportement bizarre, et le connecteur de charge reste propre.
Un point à noter : avec ce type de machine, la consommation varie énormément selon le style de conduite. Si tu joues avec les accélérations, que tu roules vite et que tu fais beaucoup de côtes, la jauge descend vite. Si tu restes calme, c’est plus raisonnable. En gros, l’autonomie est bonne mais pas magique. Pour un usage domicile-boulot de 10-15 km par jour, tu peux charger tous les deux ou trois jours sans souci. Pour de longues balades, il faut juste accepter que tu ne feras pas 80 km à fond les ballons.
Confort : grosse différence par rapport aux trottinettes d’entrée de gamme
Le gros point fort pour moi, c’est le confort de roulage. Entre les pneus 11 pouces et la suspension hydraulique à bras oscillants (avant et arrière), tu sens vraiment la différence par rapport à une trottinette basique avec petites roues et pseudo-amortisseurs. Sur les pavés, ça tape toujours un peu, mais c’est largement moins violent. Sur les nids-de-poule et les raccords de bitume, la trottinette encaisse bien. Je suis autour de 80 kg, et je n’ai jamais senti la suspension saturer ou talonner.
La position de conduite est assez naturelle : guidon à 135 cm, plateau large, repose-pied arrière. Tu peux rouler détendu, même sur 30-40 minutes. Je n’ai pas eu de douleurs particulières aux jambes ou au dos, alors que sur ma petite trottinette habituelle, au bout de 20 minutes sur pavés, tu commences à le sentir. Là, les vibrations sont vraiment réduites. Ils annoncent 40 % de fatigue en moins, ça je ne peux pas mesurer, mais clairement, c’est moins fatigant sur mauvais revêtements.
Par contre, le confort a un prix : le poids. À basse vitesse, dans des manœuvres serrées ou pour passer un trottoir à la main, tu sens que tu tires 43 kg. Quand il faut la monter sur un trottoir haut ou la tirer dans un hall, ce n’est pas très agréable. Le pliage est faisable, mais ce n’est pas fluide comme sur une petite trottinette légère. Tu sens que ce n’est pas pensé pour être plié et déplié dix fois par jour.
En roulage, une fois lancé, c’est très stable. Même à bonne vitesse, tu ne te sens pas flotter. Le guidon ne tremble pas, la direction reste précise. Tu peux lâcher une main une seconde pour ajuster un gant ou autre, ça ne part pas en vrille (à ne pas faire tout le temps, mais ça donne une idée de la stabilité). Pour quelqu’un qui roule souvent sur des routes pas parfaites, franchement, ce confort-là, ça change la vie. Si tu roules uniquement sur du bitume lisse en ville, c’est presque « trop » pour ce que tu en feras.
Matériaux et finition : solide, mais on sent le côté industriel
Sur les matériaux, on est sur un cadre en alliage d’aluminium (et acier allié mentionné dans la fiche), avec un traitement anti-rouille et un numéro de série gravé au laser. En main, ça fait sérieux : pas de flex bizarre, pas de jeu dans la colonne de direction après plusieurs sorties, et les soudures ont l’air propres. On n’est pas dans du haut de gamme ultra soigné, mais ça inspire plus confiance que certaines trottinettes « no name » que j’ai déjà vues. Le poids de 43,5 kg, tu le sens, mais c’est aussi ce qui donne cette sensation de bloc bien stable.
Les pneus 11 pouces tout-terrain sont en caoutchouc synthétique. Après deux semaines, en roulant sur bitume, pavés et un peu de gravier, aucun début de crevaison ni signe d’usure anormale. L’accroche est bonne, surtout sur route mouillée, ce qui est bien pour une trottinette aussi lourde. On n’est pas sur du pneu haut de gamme type moto, mais pour l’usage, ça tient la route. Le profil cramponné fait un peu de bruit sur bitume, mais rien de dramatique.
Les freins à disque hydrauliques avec disques ventilés de 140 mm font le job. Les leviers en aluminium sont agréables, pas de sensation de plastique mou. Le freinage reste constant, même après plusieurs descentes avec freinage répété. Ça chauffe un peu mais ça ne se dégrade pas. Là-dessus, on sent qu’ils n’ont pas mis les composants les plus bas de gamme. Par contre, le câblage et le passage des gaines sont parfois un peu « à la va-vite » visuellement : ça ne bouge pas, mais ce n’est pas hyper propre niveau esthétique.
Pour la partie électronique (écran, câbles, connectiques), ça a l’air correctement protégé, surtout avec l’IP65 annoncé. J’ai roulé sous une bonne pluie, j’ai pris quelques flaques, rien n’a bronché. Les boutons répondent bien, pas de faux contact. En résumé, les matériaux sont corrects pour le prix : ce n’est pas du luxe, mais c’est solide et pensé pour encaisser une utilisation régulière. On voit que c’est assemblé de façon un peu industrielle, pas ultra léchée, mais je préfère ça à un truc joli mais fragile.
Durabilité et fiabilité : ça inspire confiance, mais ça reste du chinois costaud
Sur deux semaines, évidemment, je ne peux pas juger une vraie durabilité sur plusieurs années, mais je peux parler de ce que j’ai vu et ressenti. Déjà, après une quinzaine de trajets, rien n’a bougé : pas de jeu dans la colonne, pas de grincement inquiétant dans les suspensions, pas de vis qui se desserrent. J’ai quand même resserré deux-trois trucs par réflexe (guidon, étriers) avec les outils fournis, mais ce n’était pas dramatique. Le châssis donne une impression de solidité, surtout avec le poids qu’il encaisse sans broncher.
L’indice IP65 pour l’ensemble et IPX7 pour la batterie est un vrai plus. J’ai roulé sous une bonne averse et sur route bien mouillée. Aucune coupure, pas de bug de l’écran, les freins ont continué à fonctionner normalement. Comparé à ma trottinette plus basique qui commence à faire des caprices dès que l’eau s’en mêle, c’est clairement un niveau au-dessus. Ça ne veut pas dire qu’il faut la plonger dans un lac, mais pour la pluie française classique, ça a l’air adapté.
Côté marque, VELOFLOW n’est pas un grand nom installé comme Xiaomi, mais ils annoncent garantie 1 an et des entrepôts de réparation en Europe. Je n’ai pas eu besoin de tester le SAV, donc je ne peux pas dire s’ils sont réactifs, mais au moins, il y a une structure annoncée. La garantie de 7 jours pour retour/échange si le produit est intact, c’est assez standard. Faut juste garder le carton et tout ce qui va avec si tu veux te garder cette porte de sortie au début.
En résumé, ça reste un produit fabriqué en Chine, mais dans la catégorie « gros engin costaud », ça tient bien la comparaison. On n’est pas sur de la finition premium façon marque européenne haut de gamme, mais on est loin du truc cheap. Si tu entretiens un minimum (resserrer les vis de temps en temps, vérifier les pneus, éviter de la laisser dehors sous la pluie H24), je ne vois pas pourquoi ça ne tiendrait pas dans le temps pour un usage normal. Le point d’interrogation, comme toujours, c’est la batterie au bout de 2-3 ans, mais ça, on le saura qu’avec le temps.
Performance : ça pousse fort, surtout pour les côtes
Niveau performance, la VF5 Pro est clairement au-dessus des trottinettes urbaines classiques. Avec la double motorisation, les démarrages sont francs, voire un peu brutaux si tu n’es pas habitué. On sent qu’il y a du couple, surtout au démarrage et dans les montées. J’ai testé sur une côte bien raide (je dirais dans les 15-20 % par endroits), et elle la monte sans broncher, là où ma trottinette 500 W s’écroule et finit presque à l’agonie. Les 35° annoncés, je n’ai pas de quoi mesurer, mais clairement, pour les montées urbaines “classiques”, ça passe sans souci.
En vitesse de pointe, je ne vais pas donner de chiffres précis pour rester dans le cadre légal, mais disons que ça va largement assez vite pour un usage raisonnable. La sensation de vitesse est amplifiée par la position debout et le gabarit de la machine. Sur piste cyclable, perso, je restais souvent en-dessous du maximum, par confort et par sécurité. Il y a plusieurs modes de puissance, ce qui permet d’adoucir un peu l’accélération quand tu es en ville.
Le freinage suit bien la puissance. Les freins à disque hydrauliques avec coupure de circuit font un vrai travail. Quand tu tires un bon coup sur les leviers, tu sens la trottinette planter sans se mettre en travers. La distance d’arrêt est courte, même sous la pluie (en anticipant un minimum, évidemment). On est loin des freins à tambour mous de certaines trottinettes grand public. Pour une machine de ce poids, c’est rassurant.
En tout-terrain léger (chemins de gravier, herbe courte, terre sèche), ça passe bien. Les pneus accrochent correctement, la puissance permet de garder une bonne vitesse sans forcer. Ce n’est pas un engin de cross non plus, il ne faut pas rêver, mais pour sortir un peu des pistes classiques, ça fait le job. En résumé, si tu cherches de la patate pour les côtes, les relances et les trajets un peu longs, tu seras servi. Si tu veux juste rouler pépère à 20 km/h en ville, c’est presque surdimensionné.
Présentation générale : un tank sur deux roues
Concrètement, la VELOFLOW VF5 Pro, c’est une trottinette électrique adulte orientée usage urbain costaud / tout-chemin. Sur la fiche, tu as : double moteur, grosse batterie 48 V, poids annoncé autour de 43,5 kg, pneus 11 pouces tout-terrain, double suspension, double frein à disque hydraulique et une capacité de charge jusqu’à 150 kg. Donc oui, c’est un monstre comparé à une Xiaomi ou une Ninebot classique. Tu le sens dès que tu la sors du carton : il faut de la place, et il faut des bras.
Au niveau équipement, VELOFLOW met pas mal de trucs dans le pack : trottinette, chargeur, sac de guidon, kit d’outils, manuel en français (correct, pas parfait mais lisible). Il y a aussi une application pour le verrouillage Bluetooth, et un genre de tableau de bord en verre trempé qui affiche vitesse, batterie, Bluetooth, phare, etc. On sent qu’ils veulent cocher toutes les cases : sécurité, confort, électronique, anti-vol, tout ça.
Sur la route, la trottinette est plutôt pensée pour les gens qui font des distances moyennes à longues et qui ne veulent pas se limiter aux pistes nickel. Tu peux rouler sur du bitume, des pavés, du gravier compact, des petites montées bien raides. Par contre, ce n’est pas fait pour le dernier kilomètre à porter dans le métro. Tu la roules, tu ne la portes pas. J’ai essayé de la monter d’un étage par un escalier étroit : c’est faisable, mais tu n’as pas envie de le faire tous les jours.
En termes de positionnement, je la vois comme une alternative à un petit scooter thermique ou un gros VAE, plus que comme une simple trottinette. Si tu habites en périphérie, que tu as un garage ou une cave et que tu fais 10 à 20 km par jour, ça commence à avoir du sens. Si tu es en appart au 4e sans ascenseur, clairement ce n’est pas le bon plan. Le produit est cohérent avec ce qu’il promet, mais il faut accepter le format et le poids qui vont avec les performances annoncées.
Points Forts
- Confort de roulage vraiment au-dessus de la moyenne (suspensions hydrauliques + pneus 11 pouces)
- Puissance suffisante pour les grosses côtes et les relances, même avec un gabarit adulte
- Freins hydrauliques efficaces et comportement stable, même sous la pluie
Points Faibles
- Poids très élevé (environ 43,5 kg), pénible à porter et encombrant à stocker en appart
- Autonomie réelle inférieure aux chiffres annoncés si on roule normalement et pas en mode ultra éco
Conclusion
Note de la rédaction
La VELOFLOW VF5 Pro, c’est clairement une trottinette pour ceux qui veulent un engin sérieux, pas un jouet. Ce que j’ai le plus apprécié, c’est le combo confort + puissance : les suspensions hydrauliques et les pneus 11 pouces font vraiment la différence, et la double motorisation donne assez de patate pour les côtes et les relances sans avoir l’impression de forcer. Pour un usage quotidien sur des routes pas parfaites, c’est agréable. On sent aussi que le châssis est solide et que l’ensemble encaisse bien.
Par contre, il faut être honnête : le poids et le gabarit sont un vrai point faible si tu vis en appart sans ascenseur ou si tu dois la porter souvent. Ce n’est pas une trottinette « multimodal » pour enchaîner bus, métro et escaliers. L’autonomie est correcte mais en dessous des chiffres marketing si tu roules de façon normale, et la finition, même si elle est sérieuse, reste dans l’esprit « produit chinois costaud », pas premium.
Pour moi, cette VF5 Pro s’adresse à ceux qui : ont un endroit pour la stocker (garage, local, grande cave), font des trajets réguliers de 10-20 km, ont des côtes ou des routes un peu pourries, et veulent un engin qui se rapproche plus d’un petit scooter que d’une trottinette classique. Si tu te reconnais là-dedans, ça peut être un bon investissement. Si tu veux juste un truc léger à trimballer partout, passe ton chemin, tu vas t’énerver plus qu’autre chose.