Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment les fonctions avancées
Design compact, pratique, mais pas pensé pour frimer sur le bureau
Construction et fiabilité : ça semble solide, mais ça chauffe un peu
Performances WiFi 6 et VPN : ça tient bien la charge pour la taille
Ce que propose vraiment ce Slate AX sur le papier
Efficacité au quotidien : VPN, AdGuard, répéteur, NAS… ça fait le job
Points Forts
- Format compact et léger, pratique à transporter en voyage tout en offrant du WiFi 6
- Gestion VPN intégrée (OpenVPN et WireGuard) avec des débits corrects pour un usage quotidien
- Basé sur OpenWrt, très flexible pour ceux qui aiment personnaliser leur réseau
Points Faibles
- Interface et réglages qui peuvent être déroutants pour un utilisateur débutant
- Prix un peu élevé si on n’exploite pas les fonctions avancées comme le VPN ou le mode voyage
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | GL.iNet |
Un mini routeur qui fait plus sérieux qu'il en a l'air
J’ai pris ce GL.iNet Slate AX AXT1800 parce que je voulais un routeur compact pour les voyages, mais aussi capable de gérer un VPN proprement à la maison. Avant ça, j’utilisais surtout le partage de connexion du téléphone ou un vieux routeur de base fourni par l’opérateur, donc rien de fou. Sur le papier, ce petit boîtier coche beaucoup de cases : WiFi 6, OpenWrt, VPN intégré, bouton physique pour activer des fonctions… bref, j’étais curieux de voir si ça tenait vraiment la route au quotidien, pas juste sur la fiche technique.
Je l’ai utilisé pendant une bonne quinzaine de jours dans deux contextes : à la maison branché derrière ma box fibre, et dans un hôtel avec un WiFi public assez limité. Ça m’a permis de voir ce qu’il donnait en conditions réelles, avec plusieurs appareils connectés (PC, smartphone, tablette, TV, console portable). Mon but, c’était surtout : avoir un réseau plus propre, isoler mes appareils derrière un VPN, et arrêter de me battre avec les portails captifs des hôtels.
Concrètement, ce routeur ne vise pas le grand public qui veut juste « du WiFi ». C’est plus pour ceux qui aiment un peu bidouiller, ou qui veulent un truc plus flexible qu’un routeur classique. Le fait qu’il tourne sur OpenWrt change clairement le délire : on peut vraiment mettre les mains dedans, installer des paquets, gérer les règles de firewall, etc. Par contre, ça veut aussi dire qu’il faut un minimum de patience pour bien le configurer. Ce n’est pas l’app simplifiée à la TP-Link ou Netgear.
Globalement, après ces deux semaines, mon avis est plutôt positif, mais avec quelques réserves. Il fait le job, il est franchement pratique en voyage, mais ce n’est pas le routeur parfait non plus. Il y a des petits points agaçants (interface pas toujours claire, chauffe un peu, prix quand même élevé pour la taille). Dans la suite, je détaille point par point : design, performances, VPN, usage en déplacement, et surtout le rapport qualité-prix par rapport à ce qu’on trouve chez les marques plus « grand public ».
Rapport qualité-prix : intéressant si tu exploites vraiment les fonctions avancées
Sur le rapport qualité-prix, il faut être honnête : si tu veux juste du WiFi basique pour surfer et regarder Netflix, ce Slate AX est probablement trop cher et trop complexe pour ton usage. À prix équivalent, tu peux trouver des routeurs WiFi 6 grand public avec une meilleure portée et une interface plus simple, chez TP-Link, Asus ou Netgear. Donc tout dépend vraiment de ce que tu viens chercher ici.
Ce qui justifie le tarif, c’est surtout le combo OpenWrt + VPN WireGuard/OpenVPN intégré + mode routeur de voyage. Si tu comptes vraiment utiliser le VPN pour tout ton trafic, profiter du bouton physique pour activer AdGuard ou un client VPN, et te servir du routeur régulièrement en déplacement sur des WiFi publics, là le prix devient plus logique. Tu achètes un outil un peu "spécialiste", pas juste un boîtier qui diffuse du WiFi. Le fait de pouvoir installer des paquets OpenWrt, faire ta propre config réseau, ça a une vraie valeur pour ceux qui aiment contrôler leur réseau.
Comparé à un routeur classique d’entrée de gamme, oui, c’est plus cher. Comparé à des routeurs plus orientés VPN ou à des solutions type mini PC + OpenWrt à la main, là ça devient plus compétitif, surtout en taille et en simplicité de déploiement. En gros, tu payes un peu plus pour avoir un truc déjà prêt, compact, avec une interface GL.iNet par-dessus OpenWrt qui simplifie pas mal de choses tout en laissant la porte ouverte aux réglages avancés.
Pour résumer : si tu n’exploites que 30 % de ce qu’il propose (juste WiFi et un peu de partage de fichiers), ce n’est pas le meilleur deal du marché. Par contre, si ton but c’est d’avoir un petit routeur sérieux pour tout mettre derrière un VPN, mieux gérer ta confidentialité, et te simplifier la vie sur les réseaux publics, là le rapport qualité-prix devient franchement correct. Ce n’est pas donné, mais ce n’est pas volé non plus, à condition de savoir pourquoi tu l’achètes.
Design compact, pratique, mais pas pensé pour frimer sur le bureau
Niveau design, on est sur un boîtier assez compact, dans les 12,5 x 8,2 x 3,6 cm pour environ 245 g. Ça tient facilement dans une main ou dans une poche de sac à dos. La version que j’ai testée est blanche, avec deux petites antennes pliables. Ça ne fait pas "objet déco", mais ce n’est clairement pas le but. On voit tout de suite que c’est pensé pour être posé discrètement près d’une box ou emporté en voyage, pas pour être le centre de ton setup gaming.
Les 3 ports Ethernet Gigabit sont à l’arrière, plus le port USB pour le stockage ou l’imprimante. Il y a aussi le port d’alimentation en 5V, et le fameux bouton physique qu’on peut assigner à une fonction (VPN, AdGuard, etc.). Le bouton est une bonne idée, mais attention : par défaut il ne fait rien, il faut aller l’activer dans l’interface admin. J’ai mis quelques minutes à comprendre pourquoi ça ne réagissait pas au début. Une petite LED indique l’état, mais ce n’est pas ultra parlant si tu n’as pas configuré ton truc proprement.
Ce que j’ai bien aimé, c’est le côté portable. Tu le poses dans une chambre d’hôtel, tu branches l’alim, un câble Ethernet si tu as une prise murale, tu déplies les antennes et c’est parti. Ça ne prend pas de place, ça ne fait pas un bruit (pas de ventilateur), et ça ne choque pas visuellement. Par contre, il chauffe un peu quand tu actives un VPN en continu. Rien de dramatique, mais quand tu poses la main dessus après quelques heures de streaming sous WireGuard, tu sens que ça travaille.
En résumé, le design est surtout fonctionnel : compact, assez discret, avec ce qu’il faut de connectique pour un usage maison + voyage. Si tu cherches un gros routeur avec plein d’antennes partout pour "faire sérieux" dans le salon, ce n’est pas ça. Si tu veux un petit boîtier que tu peux trimballer facilement et planquer derrière une TV, là ça colle bien.
Construction et fiabilité : ça semble solide, mais ça chauffe un peu
Niveau durabilité, on ne va pas se mentir, je n’ai pas un recul de plusieurs années, mais sur ces deux semaines et en regardant la construction, on se fait déjà une petite idée. Le boîtier est en plastique, mais ça ne fait pas jouet cheap. Les charnières des antennes ont l’air correctes, elles tiennent bien en place, même après plusieurs pliages/dépliages en mode voyage. Les ports Ethernet ne bougent pas, le connecteur d’alim est bien ferme, donc sur la partie mécanique, rien d’inquiétant.
Le point qui m’a un peu plus interpellé, c’est la chaleur. Quand tu le laisses tourner en continu avec un VPN actif (surtout WireGuard) et plusieurs appareils connectés, le routeur devient tiède à chaud. Ce n’est pas brûlant, mais on sent que ça travaille. Pour l’instant, ça ne s’est pas traduit par des plantages ou des ralentissements visibles, mais je me dis que dans un environnement déjà chaud (petit appart mal ventilé l’été, par exemple), ça pourrait devenir un point à surveiller. L’avantage, c’est qu’il consomme peu (5V), donc ce n’est pas non plus un radiateur.
En termes de stabilité logicielle, je n’ai pas eu de crash complet ni de reboot aléatoire. L’OS est basé sur OpenWrt 21.02, qui est quand même une base assez éprouvée. GL.iNet pousse régulièrement des mises à jour de sécurité, ce qui est important pour un routeur connecté en permanence. C’est un des trucs que je regarde beaucoup : un routeur qui ne reçoit plus de mise à jour au bout d’un an, c’est vite une passoire. Là, pour l’instant, ça semble suivi correctement.
Pour la durabilité à long terme, difficile de juger sans plus de recul, mais au vu de la construction, du suivi logiciel et des avis clients globaux (note autour de 4,4/5 sur pas mal d’avis), je dirais que ça inspire plutôt confiance. Ce n’est pas un tank en métal, mais pour un routeur de voyage / maison, c’est largement suffisant tant que tu ne le maltraites pas et que tu évites de l’enfermer dans un meuble sans ventilation.
Performances WiFi 6 et VPN : ça tient bien la charge pour la taille
Côté performances, j’ai testé le Slate AX en WiFi 6 derrière une box fibre 1 Gbit/s. En filaire, sur un port Gigabit, je sature quasiment la connexion (dans les 900 Mbps en speedtest), donc rien à dire de ce côté-là, les ports font le job. En WiFi 5 GHz, dans la même pièce, je tourne autour de 500–600 Mbps réels sur un PC portable compatible WiFi 6. En 2,4 GHz, on est plus bas, autour de 150–200 Mbps, ce qui est normal. Donc pour du surf, du téléchargement et du streaming 4K, c’est largement suffisant.
Là où c’est plus intéressant, c’est avec le VPN activé. En OpenVPN, je suis plutôt autour de 80–100 Mbps selon le serveur, ce qui colle à peu près à ce qu’ils annoncent (120 Mbps max). En WireGuard, je monte plus haut, souvent au-dessus de 300 Mbps, parfois plus quand le serveur suit. Pour un petit routeur de ce format, c’est franchement correct. Tu peux largement faire tourner toute la maison derrière un VPN sans avoir l’impression que tout rame, tant que tu n’es pas très exigeant sur les débits à 1 Gbit/s.
En termes de stabilité, sur deux semaines, je n’ai pas eu de déconnexion sauvage en usage normal. Le WiFi reste stable avec 10–15 appareils connectés (PC, smartphones, TV, consoles). J’ai testé un peu le gaming en ligne (Rocket League, quelques FPS), le ping reste propre tant que tu n’enchaînes pas les téléchargements massifs en même temps. Le QoS n’est pas magique par défaut, mais comme c’est OpenWrt, tu peux aller plus loin si tu as envie de mettre les mains dans les réglages.
Le seul truc qui peut gêner, c’est quand tu l’utilises en répéteur sur un WiFi public. Là, tu dépends vraiment de la qualité du réseau en face. Si le WiFi de l’hôtel est pourri, le routeur ne fera pas de miracle. Il va juste te donner un réseau privé plus propre, mais le débit restera limité par la source. Donc il ne faut pas s’attendre à doubler la vitesse juste en posant ce boîtier au milieu.
Ce que propose vraiment ce Slate AX sur le papier
Sur la fiche technique, le GL.iNet Slate AX AXT1800, c’est un routeur WiFi 6 double bande annoncé à 1800 Mbps (600 Mbps en 2,4 GHz et 1200 Mbps en 5 GHz). Il a 3 ports Gigabit, tourne sous OpenWrt 21.02, gère le WPA3, l’IPv6, OpenVPN et WireGuard, et peut servir de routeur principal, de point d’accès, de répéteur ou de routeur de voyage derrière un réseau existant. Il y a aussi une fonction NAS de base via le port USB, compatible SAMBA et WebDAV, et un bouton physique qu’on peut assigner à l’activation d’un VPN ou d’AdGuard Home.
Le gros point fort, c’est clairement l’intégration VPN : OpenVPN et WireGuard sont préinstallés, compatibles avec une trentaine de fournisseurs. Ils annoncent jusqu’à 120 Mbps en OpenVPN et 550 Mbps en WireGuard. Dans la réalité, ça dépend beaucoup de ta connexion et de ton serveur VPN, mais au moins, on n’est pas limité comme sur les routeurs d’opérateurs qui rament dès qu’on active un tunnel chiffré. Pour quelqu’un qui veut tout faire passer derrière un VPN (torrent, navigation, streaming), c’est déjà un bon début.
Autre chose intéressante : le mode « répéteur pour WiFi public ». En gros, tu connectes le routeur au WiFi de l’hôtel ou d’un café, et lui recrée un réseau privé derrière. Ça permet de connecter plusieurs appareils sans se retaper le portail captif à chaque fois, et de tout faire passer par un VPN. Par contre, il faut parfois se reconnecter quand le hotspot public te vire, donc ce n’est pas magique non plus. Mais pour un usage régulier en déplacement, c’est vraiment pratique.
Enfin, il faut bien garder en tête que ce n’est pas un modem : il ne remplace pas ta box si tu es en xDSL/Fibre avec un opérateur classique. Il vient se mettre derrière la box, ou derrière n’importe quel réseau existant. Donc si tu cherches un truc qui fait tout en un, ce n’est pas le bon produit. C’est plus un routeur / firewall / point d’accès très flexible, petit, avec un vrai OS réseau derrière. Si tu aimes avoir le contrôle, ça va te plaire ; si tu veux juste brancher et oublier, il y a plus simple ailleurs.
Efficacité au quotidien : VPN, AdGuard, répéteur, NAS… ça fait le job
Sur l’efficacité globale, j’ai regardé surtout trois points : l’usage comme routeur derrière ma box, l’usage en mode voyage sur un WiFi public, et les fonctions bonus (AdGuard Home, NAS simple). En routeur principal derrière la box, il fait clairement le taf : réseau stable, bonne portée pour un appart de taille moyenne, et surtout VPN géré proprement pour tous les appareils sans avoir à installer un client partout. Pour quelqu’un qui veut centraliser la partie VPN, c’est vraiment pratique.
Le bouton physique pour activer/désactiver le VPN ou AdGuard Home est une bonne idée, mais il faut prendre le temps de le configurer dans l’interface. Une fois que c’est fait, c’est assez confortable : tu bascules en un clic ton réseau entier derrière le VPN, ou tu actives le blocage de pub via AdGuard. Ce n’est pas parfait (des fois il faut attendre quelques secondes que tout se mette en place), mais pour un usage quotidien, ça simplifie bien la vie. Ça évite d’aller trifouiller dans les menus à chaque fois.
Le mode répéteur / routeur de voyage sur WiFi public marche plutôt bien. J’ai testé dans un hôtel avec un portail captif relou : tu connectes le Slate AX au WiFi de l’hôtel, tu passes une fois par le portail, et ensuite tous tes appareils profitent du réseau sans avoir à se reconnecter individuellement. Quand l’hôtel coupe la session au bout de quelques heures, il faut parfois refaire la manip, mais c’est plus simple que de tout reconfigurer sur chaque appareil. Avec un VPN actif par-dessus, tu te sens un peu plus tranquille niveau confidentialité.
Pour la partie NAS, il ne faut pas s’attendre à remplacer un vrai serveur de fichiers. Tu branches un disque USB, tu actives SAMBA ou WebDAV, et tu peux partager quelques fichiers sur le réseau. Pour des backups rapides ou partager des documents entre plusieurs PC, ça va. Mais les débits sont limités et l’interface n’est pas ultra sexy. Ça reste un bonus, pas la fonction principale. Globalement, en efficacité pure, le routeur est solide : il fait bien ce pour quoi tu l’achètes (VPN, réseau privé en voyage, petit routeur OpenWrt flexible), le reste c’est du plus.
Points Forts
- Format compact et léger, pratique à transporter en voyage tout en offrant du WiFi 6
- Gestion VPN intégrée (OpenVPN et WireGuard) avec des débits corrects pour un usage quotidien
- Basé sur OpenWrt, très flexible pour ceux qui aiment personnaliser leur réseau
Points Faibles
- Interface et réglages qui peuvent être déroutants pour un utilisateur débutant
- Prix un peu élevé si on n’exploite pas les fonctions avancées comme le VPN ou le mode voyage
Conclusion
Note de la rédaction
Globalement, le GL.iNet Slate AX AXT1800 m’a laissé une bonne impression, mais il faut bien comprendre à qui il s’adresse. C’est un petit routeur WiFi 6 compact, orienté usage avancé : VPN intégré, OpenWrt, mode routeur de voyage, bouton physique configurable. Pour quelqu’un qui veut juste remplacer la box de son opérateur et ne jamais toucher aux réglages, ce n’est pas la meilleure option. Par contre, si tu veux reprendre la main sur ton réseau, chiffrer ton trafic facilement, et avoir un routeur que tu peux glisser dans ton sac pour les déplacements, il est bien placé.
Les points forts, pour moi, c’est la gestion du VPN (surtout WireGuard), la stabilité générale, la souplesse d’OpenWrt et le format compact. Les défauts : l’interface peut perdre un débutant, ça chauffe un peu en charge, et le prix peut sembler élevé si tu n’utilises pas les fonctions avancées. Ce n’est pas un monstre de puissance comme certains gros routeurs gaming, mais pour sa taille, il s’en sort très bien. Je le conseillerais clairement à quelqu’un qui voyage souvent, bosse en remote, ou veut un petit routeur dédié au VPN derrière sa box.
Si tu es prêt à passer un peu de temps dans les réglages au début, tu auras un outil assez polyvalent qui fait le job à la maison comme en déplacement. Si tu veux juste brancher et oublier, vise plutôt un routeur WiFi 6 plus grand public, ce sera plus simple et souvent moins cher.